Sans blague ?
18 avril 2018 - LifeStyle commentaires   //   354 Views   //   N°: 99

Myori Rahary
« Pas le temps de faire le zouave »

À 22 ans, Myori Rahary porte déjà plusieurs casquettes. En plus d’être étudiante en japonais et en anglais, elle est aussi écodesigneuse au sein de l’entreprise sociale Soakajio et artisan pour la société BullCreaz. Pour elle, « sérieux » est un mot d’ordre et hors de question de faire le zouave, colonial ou non, au travail ! « Je suis très sérieuse parce que mes nombreuses activités l’exigent. Je sais que beaucoup de gens dépendent de moi et je ne peux pas me permettre de les décevoir en prenant les choses à la légère. Il y a un temps pour rigoler et un temps pour être sérieux. Du fait de mon jeune âge, je dois aussi prouver à mes collaborateurs que je suis assez mature pour travailler avec eux. »

Vous l’aurez compris, pas le temps de faire mumuse . Mais attention, n’allez surtout pas la qualifier de rabat-joie, de dépressive,rien ne saurait être plus faux !

« J’ai dû apprendre très jeune à me contenir mais ça ne veut pas dire que je ne rigole pas et que je ne fais jamais de blagues. » En revanche, pour la faire rire, ce n’est pas gagner. Elle a en effet un sens de l’humour très sélectif et s’il y a bien une chose qui l’insupporte, ce sont ces personnes qui aiment se donner en spectacle en ressortant ces bonnes vieilles blagues Carambar que tout le monde connaît déjà sur le bout des doigts. « Mes fous rires les plus mémorables ont tous été provoqués par des situations inattendues, pas par des personnes qui se forcent à être drôle. » Sans déc’?

BM Souljah
« Ma grande gueule les fait rire »

Le sérieux pour BM Souljah, pratiquement impossible ! Selon Andry Andrianarisoa, son nom à l’état civil, le rire est sacré. Il est l’un des concepteurs de l’émission Kôzy Vain diffusée sur Kolo TV et en mode podcasts sur facebook depuis 2014. Littéralement « cause en vain », on peut aussi traduire Kôzy Vain en argot « djeunes » par « paroles de défoncés ». « Avec le collectif Jamerla Koon Action d’Ampefiloha, notre objectif est de faire rire le public tout en transmettant la morale de l’histoire. Quand ils rient, c’est que le message est passé ! » Au lieu d’écrire des textes engagés et faire du rap ou du slam, BM Souljah a préféré se tourner vers le comique. Dans ses scénarios, il aime rendre l’absurde des scènes de la vie quotidienne. « Les Malgaches captent mieux les messages lorsqu’on leur montre à quel point leurs actes peuvent être absurdes. Ce qui nous fait rire reste forcément gravé dans notre mémoire. »

BM Souljah est de ceux qui aiment sortir des vannes à tout bout de champ même si cela tourne parfois à l’autodérision. « Je dois mon surnom BM (be molotra, grande gueule) à mes grosses lèvres. Si au début cela m’a peiné, aujourd’hui je préfère faire des blagues dessus. » Ses vannes sont surtout inspirées des soirées qu’il passe avec son collectif à Ampefiloha autour d’un verre et de bonnes brochettes. D’après lui, c’est en rêvant qu’on trouve les meilleures vannes. Sans déc’ ?

Pages réalisées par #PriscaRananjarison et #MioraRandriamboavonjy

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