Quoi ma gueule ? « Sois belle et travaille »
1 avril 2013 - LifeStyle commentaires   //   1456 Views   //   N°: 39

La beauté ne se mangeant pas en salade, les disgrâciés de toutes sortes ont eux aussi leur chance au grand banquet de la vie. Même les thons et les boudins, ajouterait Épicure. Alors bon appétit à tous !

TIANA RAFIDY.

«Mieux vaut tête bien faite que tête bien pleine », disait Montaigne, arguant qu’une jolie bêtasse aura toujours plus de chance de s’en sortir dans la vie qu’un laideron plein de science. Peut-être, mais il arrive aussi que les deux fassent bon ménage, et comme qui dirait des étincelles ! Témoin, l’actrice et réalisatrice Tiana Rafidy. 

Révélée par le sitcom Revy sa Ditra, elle a toujours su jouer (avec beaucoup de second degré) de sa plastique de « bimbo » pour s’affirmer dans des domaines aussi exigeants que le cinéma, la danse, le mannequinat, voire l’organisation de spectacles. 

Pour finalement s’imposer dans le milieu très fermé des réalisateurs (plus rarement réalisatrices) avec son premier long métrage Lorety sy Mardy sorti en 2011. « La beauté est un atout, mais si tu n’as pas de personnalité pour t’imposer, tu n’iras pas loin, tu resteras une ravissante idiote. 

Jusqu’à ce que tu ne sois plus ravissante et qu’on te jette… Moi j’ai toujours été une bosseuse avec un fort caractère, et c’est ça qui m’a permis d’avancer. » Dans Lorety sy Mardy, elle a accepté de s’enlaidir pour jouer le rôle d’une fille de la campagne qui monte à la capitale pour tenter de se faire sa place au soleil, abusée par les promesses d’un beau parleur « Dans ce film, je montre que la beauté a aussi ses limites et que rien ne remplacera jamais d’avoir de vraies valeurs, comme l’amitié ou la solidarité… »

TSELONINA

Pas besoin d’être un beau gosse pour tomber les filles. Ça c’est Tselonina qui le dit. L’un des pères du folk gasy (40 ans de métier l’année prochaine) et pour ainsi dire le Gainsbourg malgache. A la suite du beau Serge, il pourrait entonner : « La beauté cachée des laids se voit sans délai ». Car malgré son strabisme divergent (marque d’une très grande intelligence à en croire les admirateurs de Jean-Paul Sartre ?), le poète chanteur se flatte d’avoir toujours été un terrible séducteur. « Avant que je sois connu, au début des années 70, avec mes pattes d’éph, mes chemises cintrées et ma coupe à la Hendrix, j’avais déjà du succès. Une belle voix, c’est un incroyable instrument de séduction auprès des filles, du pur magnétisme, elles en oublient vite le reste… » Un paradoxe qui l’amènera à écrire l’un de ses plus grands tubes : « Bôgôsy ihany ingahy Tselonina fa tsy ampy sôsy » (Tselonina est mignon, mais il est fauché comme les blés). 

« Les femmes adorent qu’on ne se présente pas à elles comme des conquérants, comme des George Clooney. Un type disgrâcié par la nature, ça a tendance à les attendrir, c’est notre chance à nous, les vilains petits canards ! » Et d’estimer que « Dieu, dans sa très grande sagesse, n’aura finalement créé la beauté que pour donner leur chance à ceux qui sont complètement dénués de talents… » Parole de Bôgôsy !

Pages réalisées par #AinaZoRaberanto et #SolofoRanaivo

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