Parany Ranaivozanany : Le crépuscule des lieux
9 mars 2013 - Cultures Portfolio commentaires   //   874 Views   //   N°: 38

À 26 ans, il se fie d’abord à son instinct sans demander au réel plus qu’il ne peut donner. « Uniquement mes yeux, mon appareil et la lumière ambiante. » Le reste s’appelle le talent.

Son goût pour la création le portait à une activité artistique. Pour autant, son choix de faire de la photographie son métier ne remonte qu’à trois ans. Parmi ses modèles, les noms de James Nachtwey, Don McCullin ou Sebastião Salgado. « De leur temps, il n’y avait que l’argentique et ils se fiaient plus à leur instinct qu’à la technologie. » Nostalgie de ses 15 ans quand lui-même manipulait son Pentax argentique ? Si la retouche est acceptable et parfois inévitable, il convient de n’en user qu’avec parcimonie, car « la réalité est toujours plus belle quand elle se donne sans artifices ».

« Ampasampito, il commençait à faire nuit. Tant qu’à faire, j’en ai profité pour faire des photos discrètement, assez difficile vu le temps de pose nécessaire pour permettre à l’appareil de capter toute la lumière ambiante. »

« J’arrivais de Tamatave à 5 heures du matin. Trente minutes d’attente juste pour voir le sujet expirer la fumée de sa cigarette, le moment opportun, le moment à ne pas rater… »

« Un charretier d’Anosizato. J’aime surtout le ton des couleurs et le cadre, j’ai juste attendu qu’il passe. Il était 17 h 30, j’ai coupé la tête exprès histoire de cadrer sur le reste pour donner une impression de puissance dans le mouvement. »

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