Or’Ellah : Une femme en or
11 octobre 2017 - Cultures commentaires   //   474 Views   //   N°: 93

Dans sa voix, elle nous ramène le soleil de Diego, sa ville natale. Mais elle est aussi la porte-parole des femmes malgaches. Or’Ellah traduit en musique chaque instant de la vie d’une femme, ses amours, ses peurs, ses souffrances…mais toujours avec cette envie furieuse de vouloir changer les choses.

« Il faut qu’on danse ! » Le ton est donné par la jeune chanteuse diégolaise Or’Ellah. Sur les réseaux sociaux, elle se dévoile à travers un mélange d’afro-zouk et bien sûr de rythmes malgaches qui lui tiennent à cœur. Elle puise aussi ses forces en se nourrissant de sa triple culture, sakalava par son père avec un peu de sang betsileo et antanosy par sa mère. Bien qu’elle soit encore méconnue du grand public, Or’Ellah tente de s’imposer comme la nouvelle voix féminine qui fait danser « sans vulgarité », comme elle le précise. « Je veux apporter un équilibre entre la femme douce et effacée et celle qui expose son corps sans retenue. » Loin donc des clichés sulfureux que l’on donne aux chanteuses originaires de la côte.

Elle a été découverte par l’artiste multidisciplinaire Edwardo Jaomazava dit Jao qui a décidé de lui composer ses chansons et de la prendre sous son aile sous le label Jaomazava Production. Jao ne tarit pas d’éloges sur elle. « Elle aime chanter et veut en faire son métier. Au vu de son potentiel, il a été naturel pour moi de l’aider avec les moyens que j’ai à travers ma boîte de production. » Avec sa voix suave, beaucoup seront séduits ! Même si ces chansons respirent la joie de vivre, les thèmes qu’elles abordent sont sensibles. Comme l’une de ses idoles, la chanteuse afro-pop nigérienne Yemi Alade, Or’Ellah défend tout ce qui touche de près ou de loin à la condition de la femme.

« A Madagascar, il reste encore beaucoup de choses à améliorer à ce niveau et je trouve que la chanson est un bon moyen pour véhiculer des messages et faire réagir les gens. » Elle parle aussi bien de la femme amoureuse dans Collé-Serré que de la femme battue dans Miaritra mafy (Subir). Le prochain titre ? Eh bien, il parlera toujours… de la femme. Avec Ambila Zaho, elle chante cette fois la femme indépendante et forte malgré la rupture. « Mes chansons peuvent s’enchaîner comme de petites histoires qui racontent l’histoire d’une femme, ce qu’elle ressent et son état d’esprit dans chaque moment de sa vie. » Malgré tout, elle veut insuffler son énergie et une note positive dans sa musique. Raison pour laquelle, l’amour est aussi un de ses thèmes de prédilection. « On ne chantera jamais assez l’amour ! », lance-t-elle. Ah ces femmes !

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