Opus 106 – Aniana Malalaharisoa : « Je vis chaque représentation comme la dernière »
20 novembre 2018 - Cultures commentaires   //   148 Views   //   N°: 106

Après quelques années passées au Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de musique de la Réunion, l’artiste lyrique Aniana Malalaharisoa est revenue en terre malgache à l’occasion de la cinquième édition de « Nosy-Be Symphonies », avant de s’envoler définitivement pour Paris.

Cette année 2018 aura été particulièrement productive pour la soprano malgache. En janvier, avec le ténor Hajatiana Rakotozafy, Aniana représente la zone océan Indien aux demi-finales Nationales du Concours Voix Nouvelles à Massy (France). Elle participe également à la Journée de la Musique Américaine organisée par le CRR de la Réunion. Elle interprète Ernestine dans Monsieur Choufleuri restera chez lui le…, une opérette d’Offenbach dans une représentation de l’Atelier lyrique du conservatoire au Théâtre du Grand Marché. Puis en août, elle donne le récital Ave Maria à la chapelle de La Saline-les-Bains accompagnée par Mickaël Laborde et Florent Isambert au clavier et à la guitare, et un récital-conférence à Saint-Pierre sur le thème des Mélodies à Madame Vasnier de Debussy, en collaboration avec Sébastien Petitjean.

Aniana Malalaharisoa est une soprano colorature exceptionnelle. C’est avec le chef de chœur et percussionniste Joseph Razafimanantsoa qu’elle commence sa formation musicale à Antananarivo, au sein de la chorale de l’Église Anglicane Avaratranjoma. Par la suite, elle intègre l’Anglican Music Institute où elle est formée par le ténor Richard Rasolonjatovo et la soprano Natacha Rajemison. Puis elle est admise au CRR de la Réunion à Saint-Denis, dans la classe de Ghyslaine Raphanel. Aniana est tout aussi reconnaissante envers ses pianistes accompagnateurs : « Mirana Randria, Lauriane Righi, Michel Amadieu, Anne-Laure Montagne, ils m’ont guidée afin de trouver une musicalité plus intéressante pour chaque style de composition ».

Aniana Malalaharisoa est aujourd’hui installée à Paris. Elle poursuit ses études universitaires et dans le même temps, se prépare pour passer des concours lyriques en Europe. Ses projets dans la musique ? « Continuer à faire des concerts lyriques à des fins pédagogiques tout en restant ludique dans l’approche. » Pour ces projets-là, elle collabore avec Sébastien Petitjean, directeur artistique et conférencier. A moyen terme, Aniana souhaite aussi mélanger et adapter le chant lyrique avec d’autres styles musicaux et d’autres formes d’arts pour en faire de vrais spectacles vivants.

Le timbre d’Aniana est indiscutablement beau. Elle possède de plus un magnétisme qui lui donne une prodigieuse capacité à émouvoir lorsqu’elle chante : « Je vis chaque représentation que je fais comme si c’était la dernière. Vivre le moment présent ! Me préparer et enfiler mon costume pour rentrer dans mon personnage, réciter mes lignes, chanter, … et les fous rires ! » Et à côté de cela, c’est une artiste qui ne se lasse jamais d’apprendre, ce qui nous laisse présager un bel avenir dans l’art lyrique pour Aniana Malalaharisoa.

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