On se calme !
19 juin 2017 - LifeStyle commentaires   //   436 Views   //   N°: 89

Domoina Ratsara : « Savoir s’effacer »

Pas besoin de faire du yoga pour garder son sang froid ! Domoina Ratsara, journaliste culturelle depuis 13 ans, en sait quelque chose. « Avant j’étais très impulsive genre la râleuse de service. Le métier de journaliste m’a aidé à me forger un caractère bien posé. Il est de mon devoir d’être à l’écoute de mon interviewé et très attentive aux détails.

Quand on apprend à être comme cela, c’est tout naturellement qu’on en fait sa personnalité. » Sourire en coin, Domoina Ratsara mise sur la maîtrise de soi. « Dès qu’on dit être journaliste, la personne à interviewer avec ses a priori se sent naturellement agressée. Il faut savoir s’effacer et jouer la carte de l’humilité, peu importe le tempérament de la personne en face, autrement on passe à côté de l’essentiel. Faut croire que ce n’est pas un métier pour les gros égos. »

Domoina Ratsara a choisi de se spécialiser dans la culture après son immersion dans la littérature française et l’histoire de l’art au sein du département d’Études françaises à l’Université d’Antananarivo en 1996. Après avoir intégré le Quotidien en 2004 et l’Express de Madagascar en 2010, elle contribue aujourd’hui à la revue panafricaine de critiques de cinéma Awotele. « Vis-à-vis de mon interlocuteur j’ai beau être posée, mais c’est à travers mes écrits que je m’extériorise. Surtout dans la critique de cinéma où j’exerce aujourd’hui. » Compris les starlettes ?

Ony Rambelo : « Sainte colère »

Sa verve intarissable et ses mots d’esprit font toujours mouche ! Pour ce journaliste et animateur radio, toute vérité est bonne à dire… « et toute vérité doit être dite ! » Son franc-parler est devenu sa marque de fabrique. Il dit les choses telles qu’elles sont, ce qui lui vaut parfois les foudres de certains auditeurs. Dans la matinale quotidienne qu’il anime avec ses camarades, il est en gros le « râleur de service » :

« C’est plus fort que moi, je ne peux rester silencieux devant l’injustice. » Et pour cause ! Enfant d’une famille pauvre, il a dû se mettre au travail à 7 ans. Il a fait mille métiers avant de se poser comme journaliste : enseignant, chauffeur de taxi, mpikabary (orateur), la liste ne s’arrête pas là !

« J’ai vu ce que la société peut offrir de mieux. Comme de pire. Déjà au lycée, on me traitait de tous les noms parce que je sentais le pétrole, vu qu’on n’avait pas les moyens de se payer l’électricité. » Mais tel le phœnix qui renaît de ses cendres, il a toujours su surmonter les obstacles jusqu’à cette position enviée qu’il occupe aujourd’hui dans le monde des médias. La revanche de la rue ! Sur sa page Facebook Ony Rambelo aime s’étendre en long, en large et en travers, notes à l’appui, sur tout ce qui le met hors de lui. Si l’envie de râler vous prend, n’hésitez pas à le contater. A quand un Club des râleurs comme il existe en France le Club des ronchons ?

Pages réalisées par #PriscaRananjarison et #DinaRamaromandray

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