No joke : Sans déconner !
5 mars 2019 - Cultures commentaires   //   369 Views   //   N°: 110

Ce sont de joyeux drilles malgré leur patronyme qui prétend le contraire, avec la furieuse envie de partager leur passion pour le rock. Dera (chant, guitare), Faniry (batterie), Tafita (basse) et RaTah (guitare) constituent ce combo qui n’a pas moins de sept ans d’existence au compteur. Qu’est-ce qu’on se marre !

« On s’est formés le 21 décembre 2012, le jour de la fin du monde d’après le calendrier maya ! Ça veut dire qu’on est dans l’au-delà maintenant », se marre Dera. Naviguant entre hard rock, alternatif et garage, les No Joke ont surtout envie de partager ces influences qui les ont fait rêver. « C’est comme ça qu’on s’est rencontrés, au hasard de notre passion commune. » Nourris au rock, mais non hermétique aux influences plus badaboum genre thrash metal, le groupe s’est originellement appelé Sleeping Sea (la mer qui dort) avant de se rebaptiser No Joke, constatant sur Internet que le précédent nom était déjà pris. « On a d’abord pensé à Joke, mais c’était trop court, alors on a changé en No Joke (rires). »

Ils ont depuis fait leur chemin, du Jao’s Pub (pour leur première prestation) au Roxicomania en décembre dernier. Une progression qui fait plaisir quand on sait par quoi ils sont passés : « On a connu les concerts avec une dizaine de paumés dans l’assistance, mais à chaque fois on leur en a donné pour leur argent. On jouerait même s’il n’y avait personne ! »

Les No Joke ne se revendiquent d’aucune rébellion à la mode. « On prône l’amour, le sexe et le rock’n roll », sans se refuser d’aborder les sujets sensibles : « May (Brûlé) rappelle certains événements de 2009, les incendies qui ont ravagé différents endroits de la capitale. Nous ne sommes pas des agitateurs, nous relatons des choses qui nous ont tous touchés. » Le titre est par ailleurs disponible sur leur page Soundcloud.

Les influences sont à chercher dans les années 60, 70 et 80, pas plus loin. « Nirvana reste notre principale influence, mais on a aussi beaucoup écouté Jimi Hendrix, les Rolling Stones et les Beatles. » De leur propre aveu, ils explorent rarement les sonorités survenues après les années 80. Et cela s’entend dans leur musique, l’ancrage est résolument old school.

Bien que toujours marginalisés comme « rockeurs », ils se réjouissent de l’ouverture qui se fait petit à petit à Madagascar. Pour Faniry, la source de ce changement des mentalités vient de l’éducation à l’écoute. « À l’époque des Doc Holiday, le rock était en émergence. Puis on a abruti le public avec du rock FM à vomir. » Une face mensongère du rock qui, à leurs yeux, pénalise les vrais de vrais, comme eux. « On se heurte immédiatement à la réticence du public qui, en général, manque d’éducation, trop habitué à écouter les merdes pop qu’on lui refile. » Heureusement, grâce au progrès technique, la création est facilitée : « On n’est plus obligés d’aller se ruiner en studio pour pouvoir écrire, composer et enregistrer. On peut faire uniquement ce qui nous plaît. » La suite ? Un clip pour bientôt et déjà assez de matériaux pour couvrir deux albums. Et ça c’est pas des conneries !

Contact
No Joke :
034 04 222 64 / 033 05 627 33

COMMENTAIRES
Identifiez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.
Fermer