Me’Chic’Gasy : Prendre son pied !
3 juillet 2017 - La mode Styliste commentaires   //   780 Views   //   N°: 90

Coup de cœur du jury lors d’un concours de jeunes entrepreneurs, la marque de chaussures Me’Chic’Gasy créée par Ramilison Andrianaivo Maharavo commence à plaire à la clientèle locale grâce à cette touche malgache en utilisant des tissus traditionnels. Autant dire, que c’est une marque qui marche !

A 26 ans, Ramilison Andrianaivo Maharo ne pensait pas faire de la mode son métier. Avec son côté créatif, il a d’abord créé quelques modèles de chaussures en copiant des modèles sur internet pour avoir un peu d’argent de poche comme il le précise. Mais c’est en travaillant pour une agence de communication qu’il a eu un déclic. « Nous avons travaillé pour une boutique de chaussures de la capitale. Nous devons réaliser leur plan de communication et nous leur avons créé le nom Me’Chic’Gasy. Malheureusement mais heureusement, pour moi, la boutique n’a pas validé notre travail et je me suis que je pourrais reprendre le nom Me’Chic’Gasy pour créer ma marque. C’est là où tout à commencé ! »

Donc depuis près d’un an et demie, Maharavo dessine et créé ses chaussures qui commencent à intéresser la clientèle malgache. Les chaussures sont réalisées en cuir ou en daim sublimées par des tissus traditionnels malgaches comme le landy, le raphia, le lambahoany mais aussi le wax. « Donner une touche de modernité à nos tissus traditionnels, c’est l’esprit que je veux apporter à travers la marque. J’invite aussi les malgaches à consommer locale comme le précise le slogan que j’ai choisi pour mon premier défilé « Gasy aho, gasy sikinako » (Je suis malgache, je porte des vêtements malgaches.) Mais en ce moment, comme je vise également une clientèle internationale, je l’ai changé en The clothes nation for the clothes world (Les habits d’une nation pour habiller le monde.) »

Motivé et perfectionniste, le jeune créateur est très à cheval sur la qualité de ces produits pour lutter contre certains préjugés sur le « vita gasy. » « Je peux garantir à mes clients que mes chaussures, pour hommes ou pour femmes, sont fiables. Donc avant de les mettre sur le marché, je fais des tests pour qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises ! » Toutes ces créations sont faites sur-mesure et vous êtes sûrs de ne pas retrouver le même modèle dans les soirées. « Les clients peuvent venir avec leurs propres modèles et le plus souvent, je rajoute ma touche personnelle. Il faut débourser entre 120 000 et 300 000 Ar selon les matières. » Depuis quelques temps, il crée des costards en s’inspirant des coupes modernes, des vestes africaines également sur la confection de robes en se basant sur les tenues traditionnelles malgaches particulièrement de Toliara, d’où il est originaire. « J’aimerais que ces robes soient mises en valeur par des chanteuses malgaches. Je suis en pleine négociation avec l’une d’entre elles. »

Conscient que ces créations ne sont pas à la portée de tous, Maharavo compte lancer une autre déclinaison de sa marque qu’il va baptiser Me’Bika où les vêtements et les chaussures seront plus accessibles. Mais il veut y aller pas à pas.

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