Maxence Ravelomanantsoa, Ascenseur pour les bravos
27 mai 2016 - Diaspora Hexagone commentaires   //   1569 Views   //   N°: 77

Né à Rennes, le saxophoniste Maxence Ravelomanantsoa a chanté So what de Miles Davis avant de savoir parler. La muse Euterpe, celle de la musique, s’est bien occupée de lui : il a un jeu d’une grande vélocité, est capable d’une grande inventivité musicale, et affirme un son toujours plus personnel.

Originaire de Madagascar du côté de son père, Maxence a grandi en Bretagne. C’est à l’âge de sept ans qu’il découvre et commence à apprendre le saxophone. Baigné durant son enfance par le jazz, c’est avec cette musique qu’il grandit et trouve son inspiration. Miles Davis, John Coltrane et bien d’autres vont influencer sa musique. Malgré cette grande attache aux géants du jazz, Maxence précise toutefois qu’il écoute divers styles : « C’est le jazz qui me parle le plus. Mais j‘aime aussi les musiques plus actuelles, et écouter des groupes plus modernes. Même la musique électronique d’aujourd’hui. »

Après l’obtention de son baccalauréat, Maxence intègre le conservatoire de Saint-Brieuc durant un an, après lequel il tente le concours d’entrée au conservatoire à rayonnement régional de Paris, où il sera pris, et commence ainsi la classe de jazz. Il y restera trois ans jusqu’à l’obtention de son diplôme. Dans le même temps de nombreuses opportunités se présentent à lui. Il a la chance de se produire sur de nombreuses scènes et festivals, en Bretagne, à Paris au Baiser salé et au Sunset Sunside, aux festivals Jazz in Marciac, Jazz à l’Ouest et bien d’autres. Il a également eu la chance de s’exporter en Afrique et en Allemagne.

Aujourd’hui, 26 ans plus tard, Maxence est musicien professionnel et saxophoniste de jazz. Il joue pour des groupes tels que PJ5, ZeBigband et Ricky Ford, Cut The Alligator, Heatwave, en tant que sideman (musicien présent uniquement aux enregistrements en studio). Et il y a deux ans il a monté son propre groupe, un quartet portant son nom et dans lequel son frère Edouard Ravelomanantsoa est au piano, Matyas Szandai à la contrebasse et Ariel Tessier à la batterie. « Dans ma musique, J’essaie de proposer quelque chose que j’estime actuel tout en m’inspirant de la longue tradition du jazz. J’espère arriver un jour à faire une musique qui plaira aux plus jeunes, une musique de notre temps, tout en restant dans la tradition. »

Maxence a dans sa playlist de la musique traditionnelle malgache et y trouve des similitudes avec le jazz. « Il y a des points communs, et c’est principalement le tempo. J’entends des similarités dans la façon d’utiliser le rythme du jazz. » Aujourd’hui Maxence prépare la très prochaine sortie de son album solo. So what ? Bientôt Maxence sur les Champs-élysées !

#KoleaneFoxonet

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