Manambato : Le village au fond des eaux
10 mars 2017 - Escales Escales commentaires   //   1493 Views   //   N°: 86

Il y a à Manambato, un halo de mystère qui la différencie des autres stations balnéaires du canal des Pangalanes. À commencer par Rasoabe, son lac bordé par une plage de sable fin et son « village au fond des eaux ».

Manambato est une destination incontournable sur la côte Est de Madagascar. À environ six heures de route, elle est l’une des villes côtières les plus proches de la capitale avec Ambila Lemaitso et Vatomandry. Située à 20 km de Brickaville, on y accède par une bifurcation allant par une route secondaire qui, il faut l’avouer, est un vrai parcours du combattant, surtout en saison des pluies, car Manambato se mérite ! Sur place, on est cependant sûr de trouver un calme absolu et une plage d’eau douce magnifique, les pieds dans l’eau ou dans le sable.

Depuis quelques années, la destination est prisée par les citadins et certains touristes grâce aux activités qui y sont nombreuses : kitesurf lorsque le vent s’y prête, ballade en pirogue pour rejoindre l’océan Indien séparé du lac par une mince bande de terre, où l’on peut saluer les pêcheurs. Il y a aussi, non loin du lac, le Palmarium où se trouvent des milliers de palmiers et les fameux lémuriens qui vous chaparderont une ou deux bananes. Le site est bluffant. Pour ceux qui préfèrent la terre ferme aux aléas des vagues, il existe une piste de randonnée permettant d’atteindre le sommet d’une petite colline surplombant le lac et les environs. De là-haut, la vue à 360° peut porter jusqu’à l’océan et toute l’étendue de Manambato. Pour ceux qui veulent s’envoyer en l’air, le parapente est aussi une option !

Pour le folklore autour du lac règne une atmosphère étrange presque mystique. En effet, Rasoabe tient son nom de la première femme du géant Darafify. La légende raconte qu’elle vivait là où se trouve actuellement le lac qui porte son nom et où son mari l’avait mise pour qu’elle y fasse des rizières. Lors de l’absence de ce dernier, Rasoabe fauta avec un autre et quand il l’apprit, Darafify la noya dans le lac. Elle a alors construit un village tout au fond des eaux où elle y vit avec ses esclaves. Certains affirment que lorsque l’eau est calme, on peut encore apercevoir les falafa (cases traditionnelles) au fond des abysses. Il existe autour du lac certains fady (interdits) dont le plus célèbre est l’interdiction d’y faire entrer ou de manger du porc. Les villageois vous conseilleront aussi de vous démunir de tous vos bijoux en or avant de vous baigner. En respectant toutes ces consignes, votre séjour sera plus qu’agréable.

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