Ma petite entreprise
15 novembre 2018 - LifeStyle commentaires   //   148 Views   //   N°: 106

Lalatiana Raveloarison : « Envie de mettre le bazar dans ma vie ! »

Qui a dit que les plus grandes réalisations doivent se faire avant 35 ans ? Lalatiana Raveloarison n’est pas de cet avis. Ayant soufflé sa quarantième bougie cette année, elle décide ce mois de quitter son emploi pour se consacrer à sa propre boîte. Après dix-huit années à travailler pour quelqu’un, pour elle, c’est la meilleure période pour se lancer. « Je suis spécialisée en marketing. Au début de ma carrière, je n’ai pas eu le choix. Je venais juste de fonder une famille. J’ai dû travailler dans une entreprise pour assurer les fins de mois. Aujourd’hui, mes enfants sont grands et je n’ai plus peur de mettre du bazar dans ma vie. » Lalatiana Raveloarison veut aujourd’hui donner un sens à ses activités en lançant Eco bazar : « éco » pour écologique et « bazar » pour boutique.

Eco bazar est un projet de boutique qui sensibilise les Malgaches à la consommation de tout ce qui est éco-responsable (serviettes hygiéniques lavables, shampoing solide, produits alimentaires et d’entretien aux emballages écologiques, etc.). En septembre, Eco Bazar a présenté ses fournisseurs lors du Salon de la Responsabilité sociétale des entreprises. Son objectif ? Faire dans le zéro déchet. « J’en ai marre de me plaindre de la malpropreté de ce pays et de la mauvaise éducation des Malgaches. Cela m’écoeure de voir des gens surtout ceux en 4 x 4 jeter leurs ordures par la fenêtre de leur bagnole. » D’où Eco Bazar dans laquelle elle a investi un fonds propre de deux millions d’ariary. Même si ses proches s’interrogent sur la rentabilité de ses activités, elle est confiante que son business va marcher. « J’ai fait une étude de marché. La classe moyenne est demandeuse des produits éco-responsables. Certes, monter son propre business est toujours dur. Quoi qu’il en soit, je suis une spécialiste du marketing. Si j’ai fait avancer la société des autres, je peux bien être capable de faire fonctionner la mienne ! »

Johann Ratovoarisoa : « Être mon propre boss »

La vie d’entrepreneur peut faire rêver. Eh oui, quoi de mieux qu’être son propre chef ? Ne recevoir d’ordres de personne et gérer son entreprise comme bon nous semble. Plus personne pour nous dire quoi faire, quand et comment le faire. Mais pas si vite ! Être entrepreneur c’est aussi être au four et au moulin et ça, Johann Ratovoarisoa, développeur d’applications au sein d’une banque, en est bien conscient. « Je travaille pour le compte d’une banque depuis deux ans et demi. J’aime ce que je fais mais comme tout le monde, j’aspire aussi à avoir un jour mon entreprise spécialisée dans l’informatique et être mon propre boss. Néanmoins, je sais que le métier d’entrepreneur n’est pas facile car il y a pas mal de contraintes, notamment financières, sans compter la peur d’échouer. »

En attendant de mettre assez de sous de côté pour monter sa propre affaire, Johann veut rester dans le confort rassurant de sa banque pour acquérir de l’expérience mais aussi trouver le courage de vaincre sa peur. « Pour moi, l’important, c’est d’abord acquérir de l’expérience et ça je pense que je ne peux le faire qu’au sein d’une entreprise où je peux côtoyer des professionnels et apprendre de nouvelles choses chaque jour ». Même s’il prévoit de rester encore une bonne décennie à son poste, il garde son projet d’entreprise dans un coin de sa tête car il sait que la peur n’est pas une raison valable pour dire adieu à ses rêves. « Si on se lance dans l’entrepreneuriat c’est normal d’avoir peur que ça ne marche pas, mais il ne faut pas que ça nous empêche d’entreprendre car beaucoup de success stories nous prouvent que le fait d’échouer nous permet d’avancer et d’apprendre de nos erreurs. »

Pages réalisées par #MioraRandriamboavonjy et #PriscaRananjarison

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