Les clés du deuxième bureau
16 mars 2013 - Fananahana commentaires   //   1234 Views   //   N°: 38

Chaque mois, Christian Berthelot, psychothérapeute et sexothérapeute, aborde sans tabous ni ornières un sujet lié à la sexualité et au bien-être du couple. N’hésitez à lui poser vos questions… 

Le deuxième bureau, expression triviale qui permet de désigner un vadikely, un « 5 à 7 » (17-19 heures), la maîtresse ou l’amant à qui on va rendre visite après le temps de travail, avant de regagner le domicile conjugal ou au cours d’un week-end passé à un colloque particulièrement important…
Quelles sont les raisons qui amènent une personne, homme ou femme, à cette seconde journée de « travail » ? Parce que là aussi, il va falloir se donner ! Et donner, disons… « offrir » ?

Quelles en sont les causes ? On pourrait penser que Monsieur commence à « prendre de la maturité », qu’il préfère sa TV, son match de foot, ses copains, son whisky.
Que Madame se refuse à certaines caresses, probablement buccales, qu’elle ne permet pas de donner libre accès à toute l’anatomie dont elle dispose, qu’elle se refuse…

Il est étonnant d’observer que cela, souvent, se fait à travers des non-dits, l’impression de l’impossibilité de dialogue dans le couple… Alors que tant peut être dit.
Il suffit d’en prendre conscience ! Beaucoup de couples sont en attente de cet échange, les femmes autant que les hommes, voire plus. Mais il est difficile pour certains d’oser aborder le sujet de la sexualité dans le couple.
D’où l’apparition, souvent, de troubles névrotiques, de troubles comportementaux et… de dérogation aux promesses faites.

Que s’est-on promis ? Fidélité ! Les jeunes sont plus attachés à ce concept que les couples plus mûrs.
En effet, cette promesse transparaît chez la quasi-totalité des unions naissantes. Elle est légitime.
Mais force est de constater que les hommes sont plus enclins à donner un « coup de canif dans le contrat » que les femmes.

Veulent-ils montrer leur pouvoir, celui qu’ils s’imaginent, leur capacité financière, leur virilité dont ils ne sont plus tout à fait sûrs, surtout auprès de très jeunes femmes ! Les femmes recherchent, elles aussi, la compagnie d’hommes beaucoup plus jeunes. Elles sous-traitent leurs relations au travers de « petits cadeaux ».
Peut-être le temps d’être rassurées sur leur pouvoir de séduction et leur féminité ?

La plupart des psychothérapeutes s’accordent à dire que le « deuxième bureau » est, en fait, un manque de respect de soi-même, et bien sûr de l’autre.
Sachant qu’également se crée un sentiment de culpabilité qui entraînera, à terme, une série de comportements en inadéquation avec la vie de couple et la vie de famille.

La parole apparaît comme une aide particulièrement efficace : dire et écouter, se parler, dialoguer, échanger autour de ce sujet passionnant qu’est la sexualité, et de l’ouverture que cela procure au couple. 

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