Le hic avec les fêtes…
24 mars 2014 - LifeStyle commentaires   //   2899 Views

Le hic avec les fêtes c’est qu’on ne s’amuse pas toujours. Soit qu’on mange trop, soit qu’on s’autorise des mélanges qui vous mettent prématurément K.-O. Et puis il y a ceux qui restent sobres et ceux qui bossent quand les autres font la bringue. Bref, c’est très divers, la fête…

Tongue Nat: « Tu t’es vu quand t’as bu ? »

« Anjaran’là no mizôzy » (à toi de jauger), lance ironiquement Tongue Nat dans une de ses chansons. L’équivalent du Tu t’es vu quand t’as bu ? d’une célèbre publicité de santé publique. Non pas que le rappeur et ancien animateur d’émissions de télé soit du genre à vous faire la leçon s’il vous surprend pathétiquement bourré devant le bol à sangria, lors d’une trépidante soirée de réveillon de la Saint-Sylvestre. Genre Non Jef tu n’es pas tout seul Mais arrête de pleurer Comme ça devant tout le monde… La honte ! Sûrement vous écoutera-t-il, sûrement remettra-t-il de l’ordre à votre nœud pap ou se proposera-t-il de vous commander un taxi pour éviter de vous voir sombrer dans le coma éthylique, mais ne comptez pas sur lui – jamais au grand jamais – pour s’arsouiller en votre compagnie. En clair, les trucs trop chargés qui explosent dans la tête comme des Scud apéritifs, il a horreur de ça ! La preuve ?

La nuit de la Saint-Sylvestre, il programme déjà de rester tranquillement chez lui en famille à siroter du jus naturel et à mater des films, tout en tapant négligemment dans le plateau d’amuse-gueules. « Je veux finir l’année en aussi bonne santé que je l’ai commencée. Les gens qui finissent l’année dans un arbre avec leur voiture parce qu’ils ont trop picolé, je ne trouve pas ça festif du tout. » Moralité : ce n’est parce que tu chantes des trucs tout droit sortis du ghetto que le 1er janvier au matin tu dois te payer la tête à Toto. Et en plus ça rime !

Dah’Mama: « Je travaille moi ! »

« La Saint-Sylvestre, c’est ma fête », jubile Dah’Mama, en se frottant par avance les mains. Et pour cause, c’est le jour de l’année où les gens font les plus grosses dépenses et où la reine du mafana (musique tropicale) fait les plus grosses entrées. Charmant paradoxe, surtout quand vient l’heure de compter la recette. Il faut admettre que son salegy chaud bouillant est tout ce qu’il y a de plus fait adapté aux soirées de réveillon, et quoi de plus roboratif qu’un bisou de minuit échangé sur un bon vieux tempo 6/8 ? Les organisateurs de soirées l’ont si bien compris qu’ils se battent pour l’avoir sur leur liste ce soir-là, mais c’est vrai pour l’ensemble des grands ambianceurs du salegy, de Jaojoby à Vaiavy Chila. « Le 31 décembre, il m’arrive d’animer deux soirées dans deux endroits différents, c’est ça l’avantage de bien s’organiser. »

Évidemment, Dah’Mama n’est pas spécialement à la fête : le foie gras et les coupes de champagne, elle les voit plus passer qu’autre chose, car Madame est au turbin, très concentrée derrière son micro pendant que dans la salle ça festoie dans les grandes dimensions ! De toute façon, la chanteuse et mère de famille s’avoue casanière, peu portée aux soirées et aux boissons qui montent à la tête. « Les jours ordinaires je bois avec modération, mais pour le réveillon, ce n’est pas une seule goutte car je dois être complètement dans mon show. » Et lorsque le rideau est tombé, la belle est tellement crevée qu’elle n’a plus qu’une envie : dormir. « Ce n’est que le 2 janvier que je m’offre un petit extra, style bon déjeuner en famille. » Après tout, il n’est jamais trop tard pour bien commencer l’année !

Solofo Ranaivo

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