Le cinéma malgache au Quai Branly
26 novembre 2018 - Cultures commentaires   //   194 Views   //   N°: 106

Au musée du quai Branly-Jacques Chirac, Madagascar est à l’honneur. Fin septembre, c’était au tour du septième art de se dévoiler à travers le coffret « Kolosary Cinéma Malagasy ».

Dans le cadre de l’exposition Madagascar, arts de la Grande Île au musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris qui se tient jusqu’au 1er janvier 2019, le cinéma de Madagascar a été à l’honneur grâce au coffret Kolosary Cinéma Malagasy que la cinémathèque Afrique de l’Institut français de Paris a sorti en 2015. Le samedi 29 septembre 2018, la présentation du coffret a eu lieu en présence de deux réalisateurs, le directeur des Rencontres du film court et Raymond Rajaonarivelo, dont les films figurent dans ce coffret.

Produit sur le même modèle que Les Femmes en Afrique, une sélection de trois longs-métrages, ce coffret s’inscrit dans un projet de préservation du patrimoine cinématographique africain. Il comprend des films dont « la copie est difficile à obtenir », notamment deux films de patrimoine – L’Accident de Benoît Ramampy et Very Remby de Solo Ignace Randrasana –, uniquement disponibles en 16 mm. 

La première présentation de ce coffret a eu lieu le 12 novembre 2015 lors de la soirée d’ouverture de l’événement Cinéma Afrika 2.0 organisé par l’Institut français de Madagascar. A cette occasion, Véronique Joo Aisenberg de la cinémathèque Afrique à l’Institut français de Paris, a justifié le choix de Madagascar par les « plusieurs atouts » dont dispose le pays notamment « un cinéma assez éloigné » et « vieux » (car existant depuis les années 1970).

La cinémathèque Afrique de l’Institut français de Paris dispose d’ailleurs de 80 oeuvres sur Madagascar. La présence de l’association FL@H (Fanajariana Lova ho an’ny Haino aman-jery), spécialisée dans la restauration, la numérisation et la préservation du patrimoine audiovisuel, a permis le processus de restauration des oeuvres sur place.

Le coffret comporte une sélection de onze films de dix réalisateurs qui couvrent 45 années de production. Il témoigne aussi de l’envie de mettre en avant la jeune création avec les films de la nouvelle génération, notamment des films d’animation dans lesquels Madagascar se distingue significativement sur le continent africain.

Parmi les films de la génération d’avant-2000, on retrouve :
- L’Accident de Benoît Ramampy (fiction, 1972)
- Very Remby de Solo Ignace Randrasana (fiction, 1973)
- Tabataba de Raymond Rajaonarivelo (fiction, 1988)
- Quand les étoiles rencontrent la mer de Raymond Rajaonarivelo (fiction, 1996)

Sept films courts viennent compléter ce coffret pour donner un aperçu de la nouvelle dynamique du cinéma émergent malgache :
- Le soleil se lève… puis se couche de Jiva Eric Razafindralambo (animation, premier prix des RFC en 2006)
- Afropower de Manohiray Randriamananjo (animation, en compétition en 2010)
- Fragments de vie de Laza (documentaire, 2010)
- Ray de Herizo Ramilijaonina (animation, en compétition en 2012)
- Iny hono izy Ravorona de Sitraka Randriamahaly (animation, film soutenu par le Fonds Serasary en 2012)
- Petit bonhomme de riz de Ludovic Rianando Randriamanantsoa (fiction, film soutenu par le Fonds Serasary en 2013)
- Madama Esther de Luck Ambinintsoa Razanajaona (fiction, Zébu d’or 2014)

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