L’Arrivage : direct du filet du pêcheur !
8 juin 2018 - Sorties commentaires   //   197 Views   //   N°: 101

Né d’une collaboration entre Denis Morel de Tolagnaro (Fort-Dauphin) et Bastien Warnier de Tana, L’Arrivage est ouvert depuis le 3 novembre dernier dans le quartier d’Ambondrona. L’établissement a choisi de se spécialiser dans les fruits de mer, en particulier les huîtres dodues, fraîches et iodées à souhait.

Denis Morel et Bastien Warnier alternent tous les 15 jours la gérance de L’Arrivage. « C’est de Bastien qu’est venu l’idée de ce restaurant de fruits de mer ; moi-même je suis dans la restauration depuis 1979 », explique Denis Morel. Riche idée : Bastien Warnier assure depuis Fort-Dauphin, via sa société, la majorité de l’approvisionnement en langoustes, crevettes, moules, poissons et bien sûr en huîtres, l’attrait de quatre clients sur six pour l’Arrivage, confie Denis Morel.

La clé de leur succès ? Une fraîcheur irréprochable et un service à emporter appelé à se développer si son succès perdure. Avec trois arrivages par semaine tous les mardis, jeudis et samedis, uniquement par fret aérien, le restaurant s’est donné les moyens de satisfaire un standard élevé de qualité. Tout cela dans une décoration mêlant le cadre marin mêlé à celui d’une brasserie parisienne typique. Pour faire tourner l’établissement, ils sont cinq en cuisine à travailler en rotation : « le chef, son second et ses deux commis ainsi que le plongeur. »

L’Arrivage est ouvert de midi à 22 heures du dimanche au jeudi (22 h 30 les vendredis et samedi). Ses spécialités sont les plateaux de fruits de mer, à 45 000 ariary (petit plateau), 60 000 ou 110 000 ariary pour le « Plateau royal ». « Dedans, vous aurez crevettes, crabe de mangrove, langouste et ça peut être partagé à quatre personnes avec deux fois la quantité du plateau de 60 000 ariary. » Ces somptueux plateaux à étages sur glace pilée font chaque semaine le bonheur de nombreux palais. « Quand on prend le plateau royal, en couple, avec un petit dessert derrière, on n’a plus la place pour manger autre chose après, on est gavé. »

L’autre « plus service », les fruits de mer à emporter : « hier soir, j’ai reçu une commande de cinq plateaux royaux à emporter, on les a présentés sur deux piles avec les huîtres ouvertes, les citrons, le pain, le beurre… il n’y avait plus qu’à se servir. » Un service royal mais encore peu connu ! « S’ils étaient venus avec une glacière j’aurais même mis la glace pilée », ajoute Denis Morel, enthousiaste, qui souligne sa volonté d’étendre cette offre. « Nous sommes les seuls à faire du service à emporter pour des fruits de mer, il suffit de réserver au téléphone. Cette commande de cinq plateaux royaux, on l’a reçue à 17 heures, à 19 heures c’était prêt. »

La clientèle est assez haut de gamme, artistes, ambassadeurs, mais pas que ! Egalement beaucoup de gens venus en famille ou entre amis pour se faire un plaisir iodé. Bâti après la transformation d’un précédent restaurant (Le Bureau), L’Arrivage n’aura fait pratiquement aucune publicité. Sa brusque notoriété est due à la satisfaction de la clientèle et au bouche-à-oreille. Car l’offre sait être variée avec des formules entrée + plat ou plat + dessert à 15 000 ariary les midis du lundi au vendredi, mais aussi des « suggestions hebdomadaires » : « on a un excellent pot-au-feu de la mer : des légumes de saison, du poisson, des crevettes et de la chair de moule. » Les magrets et confits de canard sont également sur la carte, tout comme les choucroutes qui feront leur retour au menu pour l’hiver. L’Arrivage propose également des vins entre 50 000 et 280 000 ariary la bouteille. Et si la note n’est pas spécialement salée, plutôt iodée en fait.

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