Lanonana / Fête / Party
31 août 2017 - Abidi commentaires   //   597 Views   //   N°: 91

Voambolana (Vocabulaire / Vocabulary)

Mitotorebika : ça concerne surtout les hautes terres centrales. Mitotorebika signifie littéralement danser de toutes ses forces jusqu’à détruire le gazon sous les pieds. / That relates to especially the central highlands. Mitoto rebeka mens to dance until destroying the grass under its feet.

Mitson-deboka : dans le dialecte du Sud, c’est danser et faire voler la poussière. / In the dialect of the south, that means to dance and make steal dust.

Vary be menaka : littéralement, riz huileux. Dans les fêtes traditionnelles, les famadihana notamment, on sert aux invités du riz imbibé de graisse de porc et des tranches de lard. Plus c’est gras, plus la fête a été une réussite. / Litteraly, il means oily rice. In the malagasy traditional festivals, the famadihana in particular, they are used for the guests of rice soaked with lard and the slices of bacon

Balim-boalavo : bals des rats. Ce sont des bals des bas quartiers où on ne trouve que des personnes nécessiteuses et des alcools bas de gamme. / Balls of rats. It is an expression to qualify the balls in the low-districts where they find only people underprivileged and alcohols the bottom-of-the-range one.

Expressions

1. Tambanivohitra mamonjy bal ka miara-mody amin’ny bafla : comme des campagnards qui vont au bal, ils ne repartent que quand les baffles sont désinstallées et renvoyées chez le propriétaire. / Like countrymen going to the ball, they set out again only when all the baffles are unistalled and repatriated.
C’est une expression très récente qui peut être bonne ou mauvaise selon le contexte. Il y a ceux qui se qualifient comme tels pour faire honneur aux organisateurs. C’est pour dire qu’ils ont apprécié et qu’ils n’en laissent pas une miette. Mais dans un autre contexte, c’est une expression condescendante pour qualifier les badauds. En effet, la désinstallation de la sonorisation n’est point un spectacle, mais ça les retient. / It is a very revent expression which can be good or bad according to the context. People qualify themselves like such to make honor with the organizers of the festival. It is to say that they appreciated and they don’t want to leave a crumb of it. But in another context, this is a condescending expression to qualify the idler. Indeed, the uninstallation of wiring for sound is not a spectacle, but tha retains them.

2. Lanonam-pahavaratra ka ny maraina ihany no izy : Organiser des fêtes en période de pluies, on ne peut se fier qu’à la matinée. / To organize festivals in period of rain they can trust only the morning.
Dans les fêtes traditionnelles, les rhéteurs utilisent souvent cette expression pour inciter l’assistance et toutes les parties prenantes à ne pas s’étaler sur des choses futiles et à finir tôt la cérémonie afin que tout le monde puisse repartir tôt. Comme ça, on ne risque pas d’être surpris par la pluie. Mais au fond, ça sous-entend que parmi l’assistance, des personnes ont encore d’autres chats à fouetter. / In the traditionnal festivals, the rhetors often use this expression to encourage people not to be spead out over futile things in order to finish itself quickly and that ecveryone can set out again early. Thus, they avoid being surprised by the rain. But that under hears also that among the assistance, they are people still have other things more important to do.

3. Lanonan’ny mpianakavy ka ny masoandro mody no mampalahelo : dans les fêtes entre parents, c’est le couché de soleil qui fait obstacle. / In the festivals between parents, it is the sunshine which saddens.
Jadis, faute d’éclairage, les fêtes malgaches se terminaient quand le soleil se couche. Les invités étaient contraints de rentrer à contre-coeur. Aujourd’hui, on a encore l’habitude d’utiliser cette expression malgré les nouvelles technologies d’éclairage. Or maintenant, c’est plutôt le soleil levant qui termine la fête des noctambules. / Yesteryears, the malagasy festivals finish when the sun lies down, event if it is very hot. People were constrained to return home. Nowdays, people still use this expression in spite of new technologies of lighting. Now, it is the sunrise which finishes the party.

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