La chasse aux écoles informelles est ouverte
3 octobre 2017 - Tribune commentaires   //   323 Views   //   N°: 93

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En avril 2016, 600 écoles informelles ont été recensées dans tout Madagascar. Aujourd’hui encore, le nombre des écoles sans autorisation d’ouverture ne cessent d’augmenter, ce qui handicape fortement la qualité de l’éducation dans l’enseignement privé.

A Madagascar, les écoles insalubres et sans autorisation d’ouverture pullulent dans tout Madagascar. Sur une quarantaine d’écoles privées visitées par l’Office national de l’enseignement privé (Onep) durant l’année scolaire 2016-2017, 40 % ont des problèmes d’infrastructures et ne suivent pas les règles d’hygiène. Les établissements ne sont ni aérés ni ensoleillés et les salles de classes sont humides. Voilà pourquoi l’Onep contrôle aujourd’hui d’une manière stricte l’application de l’arrêté n°1032/2017/MEN qui porte sur l’organisation de l’enseignement privé. L’application de cet arrêté permettra de contrôler à la fois l’infrastructure, l’hygiène mais aussi la qualité de l’enseignement.

En effet, une des conditions exigées lors des demandes d’autorisation d’ouverture d’une école privée est la qualité du bâtiment scolaire et le lieu d’implantation. Il doit être situé dans un endroit calme, sécurisé et à au moins 300 mètres de tous ce qui peut nuire à la santé et à la sécurité des élèves, entre autres la vente de produits alcoolisés. Les salles de classe doivent être aérées, propres et ensoleillées pour veiller à la santé des élèves et des enseignants. Par ailleurs, le plafond de la salle de classe doit mesurer au moins dans les 2,50 mètres et l’effectif des élèves par classe est calculé à raison de trois mètres cubes d’air pour chaque élève.

Le respect des normes d’infrastructures et d’hygiène est plus qu’important si on veut une éducation de base solide pour la génération future. D’ailleurs, cette année, huit écoles privées à Andohatapenaka, Soavimasoandro, Ampitatafika, Andoharanofotsy, Ankaraobato et Soavina sont en cours de fermeture pour leur irrégularité. Après les émissions des lettres de mise en demeure, 44 établissements dans tout Madagascar ne se sont pas encore manifesté pour la demande d’autorisation d’ouverture. Les parents devront vérifier la régularité de l’école en question avant d’y inscrire leurs enfants.

A l’heure de la refondation de l’éducation nationale, les problèmes de la qualité d’enseignement sont également au cœur des préoccupations. Les enseignants qui n’ont pas leur baccalauréat et un certificat d’aptitude pédagogique délivré par le MEN n’auront plus l’autorisation d’enseigner. Aussi, le directeur de l’établissement en question doit avoir une autorisation d’enseigner équivalent au niveau de l’établissement (primaire, secondaire, lycée). L’objectif de toutes ces mesures strictes sera de valoriser la qualité de l’éducation nationale au niveau des privés. La régularisation est de mise pour atteindre ce but. C’est ce qui manque à ce pays !

Fara Hanitra Randrianantoandro
Directrice de l’Onep

Crée en 1994, l’Office national de l’enseignement privé (Onep) a pour mission principale d’améliorer la qualité de l’éducation au sein des écoles privées et de veiller au respect des normes par les responsables de ces établissements.

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