Chaque jour dans le monde, 20 000 à 30 000 personnes meurent à cause du manque d’eau saine, dont un enfant toutes les 8 secondes.
Dans les pays les moins avancés, 80 % des maladies sont dues au manque d’eau saine. À Madagascar, une femme doit marcher 6 km par jour pour accéder à l’eau potable.
C’est à partir de ces durs constats que l’ONG belge Protos fonde son action, qui vise à faire de l’eau potable un « droit naturel. » ONG de taille intermédiaire, Protos est principalement financée par le gouvernement belge et l’Union européenne. Sa mission à Madagascar est le développement des accès à l’eau potable dans des zones rurales, urbaines et périurbaines.
Francesca Rossi, forte d’une expérience de 16 ans dans le développement acquise en Équateur et en Haïti, est depuis 4 ans la représentante nationale de Protos à Madagascar. « Lorsque Protos s’engage dans un projet sur une commune, tout commence par un inventaire détaillé des ressources disponibles. S’ensuit alors une planification coordonnée avec les populations locales et les partenaires logistiques. Puis nous pouvons passer à la construction d’un système permanent d’apport d’eau potable ».

Le plus souvent, ce sont des fontaines alimentées par une ou plusieurs sources. Pour les populations locales, l’impact de tels projets est énorme en termes d’amélioration des conditions de vie et surtout de santé publique.
Un impact que, depuis 4 ans, Protos s’efforce sans cesse d’étendre. « À ce jour nous avons pu fournir des accès à l’eau potable à environ 10 000 personnes. Mais nous sommes encore bien loin des Objectifs du Millénaire pour le développement qui sont d’atteindre un million de personnes par an. Les crises récentes ont malheureusement ralenti le niveau des aides financières, mais nous continuons à répondre systématiquement à de nouveaux appels d’offres. »
Récemment Protos, a développé un partenariat avec la Jirama pour contribuer à l’extension de son propre réseau d’eau potable, en vue d’atteindre des communautés urbaines isolées.

Pour Francesca Rossi, la question de l’accès à l’eau potable ne doit pas être simplement vue sur le plan humanitaire. « L’eau a un prix, elle a une valeur économique. Pour les investisseurs locaux, c’est un domaine qui recèle un très fort potentiel de croissance. De nombreux projets pourraient ne plus dépendre exclusivement des financements étrangers mais être au contraire initiés et financés depuis l’intérieur du pays. Le développement de Madagascar en serait d’autant plus rapide. »
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. 034 08 645 25


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Rabesolo Trio au CGM Publié le 19 Mai 2012, 23.13
Le Joel Rabesolo Trio s’est produit au Cercle germano-malgache le 16 mai.
Outre son répertoire habituel, à mi-chemin entre jazz, rock et tsapiky, la
formation qui compte maintenant en ses rangs Jax à la basse, en |
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