Facteurs aggravants du réchauffement climatique, les feux de brousse menacent de désertification la région Sofia. L’association ID’Fampivoarana tire la sonnette d’alarme pour que le pays ne devienne pas un « second Sahel »…
Depuis 2007, l’association ID’Fampivoarana (Initiatives et développement) est activement engagée dans la lutte contre les dégâts environnementaux causés par la culture sur brûlis, appelée tavy à Madagascar. Elle œuvre principalement dans la région Sofia, au nord-ouest de l’île, où les feux de brousse sont particulièrement dévastateurs, notamment dans le district d’Antsohihy. « Le tavy est surtout utilisé pour convertir la forêt tropicale en rizières. C’est une activité très répandue en août et septembre, d’autant que les agriculteurs sont convaincus que les feux de brousse entraînent la formation de nuages et donc la pluie », explique Nirina Tremarisoa Rakotomalala, le fondateur d’ID’Fampivoarana.
Une perception complètement erronée que l’ONG se donne pour mission de rectifier dans l’esprit des paysans. « On va sur le terrain et on leur démontre que les feux de brousse ont l’effet inverse sur le microclimat : loin d’amener la pluie, ils favorisent la sécheresse, retardent les récoltes et par l’érosion des sols provoquent l’ensablement des rizières ». Pour faire passer l’information, ID’Fampivoarana privilégie le support de l’image, compte tenu que la majorité des paysans est encore analphabète. En collaboration avec un collectif de dessinateurs malgaches, elle utilise des planches de bandes dessinées qui illustrent les dégâts causés par le tavy et les moyens d’y remédier. « En raison de leur état de pauvreté, les conséquences à long terme de leurs actions ne sont pas leur première préoccupation. Pourtant, la menace de désertification est telle à Madagascar que les spécialistes parlent d’un second Sahel en puissance », commente Nirina Tremarisoa Rakotomalala. De fait, la forêt malgache ne couvre déjà plus que le tiers de sa surface d’origine, mettant en péril la biodiversité d’un pays réputé pour partager l’endémisme le plus élevé du monde avec la Nouvelle Calédonie.

Parallèlement à cette campagne de sensibilisation, l’association promeut auprès des villageois de nouvelles méthodes de cultures du riz, à la fois plus rentables et mieux indiquées pour la protection des sols. « L’information doit mieux circuler auprès des paysans pour rompre avec les comportements archaïques et irresponsables. C’est par des actions de cette sorte qu’on parviendra à sortir Madagascar du cycle infernal de la pauvreté », clame Nirina Tremarisoa Rakotomalala. L’association publie également une brochure Gazety Tambazotra, oeuvrant pour le développement de l’internet dans les régions rurales. Un énorme pari sur l’avenir.
Contact : (+261)34 01 597 67


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Rabesolo Trio au CGM Publié le 19 Mai 2012, 23.13
Le Joel Rabesolo Trio s’est produit au Cercle germano-malgache le 16 mai.
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