Depuis 2009, 713 enfants portés disparus n’ont toujours pas été retrouvés. Le Syndicat des professionnels diplômés en travail social tire la sonnette d’alarme.
Le 25 mai dernier, dans le sillage de la neuvième Journée internationale des enfants disparus, le SPDTS (Syndicat des professionnels diplômés en travail social) se mobilisait sur ce dossier particulièrement préoccupant à Madagascar. Depuis la crise de 2009, 2 501 disparitions d’enfants ont été enregistrées à travers le pays, dont 713 ne sont toujours pas résolues. Selon Norotiana Jeannoda, présidente du syndicat, les fugues représentent la part la plus importante des disparitions, dues aussi bien à la maltraitance qu’à l'instabilité familiale. « Pauvreté, alcoolisme, violence domestique sont souvent à l’origine du réflexe de fuite chez l’enfant. Mais une fois livré à lui-même, les dangers qu’il encourt sont bien réels au contact de la rue », commente-t-elle. Les cas d’enlèvements ou d’égarements volontaires par les parents sont heureusement beaucoup plus rares.
« Nous ne nous chargeons pas des enquêtes, nous aidons surtout la police dans la recomposition du noyau familial et au niveau du soutien psychosocial », précise la présidente du SPDTS. Les travailleurs sociaux travaillent notamment en collaboration avec la police des mœurs, le service de la protection des mineurs et le poste de police des six arrondissements de la Commune urbaine d’Antananarivo. Le syndicat peut également solliciter l’aide des autorités locales, notamment par l’installation de services de recherche au niveau des fonkontany, des communes et des régions.

En première ligne pour la protection de l’enfant et de la famille, le SPDTS travaille également sur des dossiers tout aussi dramatiques comme la prise en charge des victimes d’abus sexuels, la maltraitance infantile, l’accompagnement des femmes en détresse, la lutte contre la traite des personnes, la réinsertion des détenus… « Nous sommes au service des plus vulnérables, mais le travailleur social est un intervenant encore trop peu connu à Madagascar. C’est pourquoi notre première mission est de mieux faire connaître notre métier et de tenter de mettre en place un ordre ou un conseil général du travail social », commente Norotiana Jeannoda.

Travaillant en collaboration, avec l’Unicef, le SPDTS intensifie la formation auprès des travailleurs sociaux, tout en multipliant les actions de sensibilisation face aux fléaux qui continuent à ravager la société malgache. Toujours dans le cadre de la protection des enfants et des femmes maltraitées, l’Unicef et la fondation Telma viennent d’installer un nouveau service d’appel. Composez le 034 22 100 10, la police judiciaire vous répond.
Contact : 032 07 596 09 -
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Rabesolo Trio au CGM Publié le 19 Mai 2012, 23.13
Le Joel Rabesolo Trio s’est produit au Cercle germano-malgache le 16 mai.
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