Lalaniaina Rinah : Boss sans bureau
28 mai 2026 // Quiz & Actuel // 55 vues // Nc : 196

« Au bureau, les horaires t’enferment, les supérieurs te cadrent… et ta créativité s’évapore. En freelance, tu respires — et surtout, tu contrôles tes revenus. » Lalaniaina Rinah va droit au but, il pose les choses clairement. Freelanceur Web2 et Web3, il a construit sa liberté de cette façon.

À Madagascar comme ailleurs, il aide les artisans, créatifs et indépendants à facturer directement en euros. « Je ne cherche pas à motiver ou à rassurer, je montre ce qui fonctionne », dit-il, sans détour. Dans ses journées, pas de pointage : il élabore des stratégies marketing, crée des tunnels de vente, anime des communautés, et produit du contenu enrichi par l’IA, avec cette attention aux détails qu’ont souvent les graphistes un peu perfectionnistes. Dans son groupe privé sur Messenger, « Les Deba du Marketing » (les big-boss du marketing), il partage chaque jour des méthodes — parfois difficiles, mais qui marchent. Lalaniaina Rinah se positionne comme un boss dans le secteur.

L’avantage de travailler en freelance, c’est déjà de ne pas avoir d’hiérarchie. « Je vends de la valeur, pas mon temps », explique-t-il. Mais il faut le dire, ce n’est pas un métier de tout repos, qui nécessite une immense capacité d’autodiscipline et de rigueur. Lalaniaina Rinah affirme que ses débuts ont été difficile, loin de ces success story calibrées pour LinkedIn.

« J’ai compris que la bureaucratie ne me réussit pas, que je ne survivrais pas longtemps dans un bureau. J’ai alors fais de mon mieux pour percer dans le freelancing », raconte-t-il. Mais grâce à une poignés de clients solides et des témoignages positifs, ça a décollé. Aujourd’hui, il cible des terrains où la demande explose : marketing digital, copywriting, funnel building, gestion de communauté, contenu IA-boosté. Sa méthode tient en quelques principes : choisir une compétence monétisable, construire une offre claire, créer un portfolio qui parle tout seul, maîtriser prospection et vente — puis automatiser, scaler, recommencer. Rien de magique, et c’est peut-être ça, le plus dérangeant.

Lucas Rahajaniaina

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Tourisme durable : Quand le responsable attire les foules

Lire

26 mai 2026

Tourisme durable : Quand le responsable attire les foules

Le Jardin d’Antaninarenina a accueilli les 22 et 23 mai derniers la troisième édition du Salon du Tourisme et du Développement Durable (STTD). Organis...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir