
« Certaines responsabilités ne se vivent pas à distance. » Ce sont les mots de Jenns Randriamanambina quand on lui demande son avis sur le télétravail. En effet, s’il y a ceux qui subissent le bureau, il y a aussi ceux qui, comme Jenns Randriamanambina, y puisent leur énergie vitale. Pour lui, la bureaucratie n’est pas qu’une affaire de dossiers poussiéreux ou de tampons administratifs : c’est une véritable vocation, presque un sport de haut niveau. Aujourd’hui à la tête de la dépêche informative Taratra, il défend une idée simple : le management ne s’exerce pas derrière un écran froid, mais dans le feu de l’action. « Mes missions de directeur exigent une proximité constante. Qu’il s’agisse de mener la conférence de rédaction chaque matin ou de coordonner les équipes sur le terrain, je dois être là où le cœur de l’info bat », explique-t-il.
Pour lui, le bureau est une seconde maison où les aiguilles de la montre semblent parfois s’emballer. Entre les bouclages de minuit, les imprévus et les nuits blanches, la passion reste son seul carburant.
« 8h du matin, tous les jours. Parfois je rentre à minuit, parfois je ne dors pas du tout. C’est dans ces moments de rush qu’on comprend l’importance d’aimer viscéralement ce que l’on fait », confie-t-il. On est loin du mythe du laptop au soleil. Mais au-delà de la pression, Jenns cultive l’humain. Convaincu que le contact physique forge la solidarité d’une équipe, il accorde une importance capitale à la vie de bureau. Et après l’effort, il ne dit jamais non à un moment “chill” entre collègues.
Tatiana Randriamanakajasoa