Ils font bouger les lignes
31 juillet 2018 - In & Out commentaires   //   163 Views   //   N°: 102

Elia Rivolalamandimby
« Des sacs publicitaires écoresponsables »

Elia Rivolalamandimby récupète les chutes de bâches pour produire des sacs publicitaires écoresponsables. Elle a créé en mai sa propre marque Green Smile Mada. « J’ai une entreprise de production de supports publicitaires grand format (X banner et roll up) depuis 2013. L’idée m’est venue en voyant des chutes de bâche et des erreurs de production qui se perdent tous les jours. » Avec ces déchets, elle réalise des sacs au design personnalisable (tote bag, sac trapèze, sac seau, etc.), où les entreprises posent leur logo. Les prix des sacs varient de 1 000 à 15 000 ariary avec une production mensuelle de plus de 250 sacs faits par les couturières d’Ambodifilao et d’Ambodin’Isotry. Elia Rivolalamandimby est consciente que la production de bâches est nuisible à l’environnement,

surtout l’incinération de celles qui sont usées. « En réutilisant la bâche, on produit et on détruit moins. Je fais aujourd’hui du porte-à-porte auprès de sociétés pour récupérer les bâches usagées. » Selon elle, Antananarivo est trop polluée, elle ne cesse de le ra-bâcher !

Dago’s Corporation
« L’huile, c’est essentiel »

Henintsoa et Hoby Razafintsalama font partie de cette jeune génération d’entrepreneurs qui veulent redorer le blason du vita malagasy. Comment comptent-ils y arriver ? Grâce à Dago’s Corporation, leur entreprise de production et de commercialisation de produits cosmétiques, d’hygiènes et de soins fabriqués à base de matières premières 100 % naturelles et locales. Créée en 2016, l’entreprise se concentrait à ses débuts sur la commercialisation de matières de bases brutes destinées aux amoureux du DIY (do-it-yourself). Par la suite, face à la demande croissante de sa clientèle, Dago’s Corporation a développé son activité en créant des produits allant des huiles essentielles, aux lotions démaquillantes en passant par les produits capillaires. A travers leur entreprise, le couple espère aussi donner un coup de pouce à l’économie locale.

« Notre but est de contribuer au développement de l’économie local en favorisant la création d’emplois et en promouvant les activités des agriculteurs chez lesquels nous nous fournissons en matière première. »

Kenlee Rado Randrianarisoa
« Sauvé par le soanambo »

Le 24 février 2018, après deux ans de dur labeur, Kenlee Rado Randrianarisoa a enfin pu créer Soanamad, son entreprise de production de farine à base de soanambo ou fruit à pain. A travers sa société il veut favoriser l’industrialisation rurale, la création d’emplois et la lutte contre la malnutrition en misant sur les valeurs nutritives de ce fruit qui est très peu consommé à Madagascar. « Dans notre pays, on considère que ce sont les pauvres qui mangent du soanambo alors que c’est un fruit riche en nutriments, idéal pour les personnes souffrant de malnutrition. » Sur le plan économique, l’utilisation du fruit à pain serait aussi des plus avantageuses : « Avec six fruits à pain on peut produire un kilo de farine », assure-t-il. Basé à Toamasina, Soanamad travaille avec près de 500 agriculteurs de Brickaville, Vavantenina et Fénérive-Est qui l’approvisionnent. L’entreprise envisage d’exporter ses produits à l’étranger,

notamment en Chine et en France, et prévoit de sortir une nouvelle gamme de farine à base de manioc.

Elsa Rajemison
« Un bon mobile pour accoucher »

Doctors For Madagascar (DFM), créé en 2011, accompagne les femmes durant leur grossesse. DFM a lancé en fin juin à Antananarivo mTomady, « m » pour mobile et « Tomady » pour en bonne santé. Comme son nom l’indique, mTomady utilise la technologie mobile. « Les femmes enceintes ont du mal à mettre de l’argent de côté avant l’accouchement. Elles rencontrent de graves difficultés financières lors du jour de naissance. On a donc lancé mTomady, un portefeuille de santé sur mobile », confie la coordinatrice Elsa Rajemison. Les femmes enceintes mettent leur argent dédié à l’accouchement dans mTomady. L’application mobile leur permet de ne dépenser cet argent qu’au jour J. « Cela leur garantira d’avoir l’argent nécessaire lors de l’accouchement.

Elles peuvent payer les frais de soins liés à l’accouchement via l’application. » Outre l’aspect financier, elles y trouveront des informations sanitaires (processus d’accouchement, règles d’hygiènes, préventions, etc.) pour une maternité sans risques !

Pages réalisées par #MioraRandriamboavonjy et #PriscaRananjarison

A LIRE AUSSI
COMMENTAIRES
Identifiez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.
Fermer