Ils font bouger les lignes
30 avril 2018 - In & Out commentaires   //   548 Views   //   N°: 99

Betaksys Système : Fini les bouchons !

Tous autant que nous sommes avons déjà pesté contre les embouteillages de la capitale. Nantenaina Raoelison, ingénieur en BTP (bâtiment et travaux publics), aussi, mais au lieu de jurer et maudire les bouchons, il a préféré chercher une solution. C’est ainsi que lui est venu l’idée de Betaksys Système, une application mobile qui fournit une cartographie détaillée du trafic routier de Tana. Elle est générée grâce à des émetteurs qui équipent pour l’instant une dizaine de bus de la capitale. Pour développer ce service, il a décidé de se faire aider par Njara Rakotomihamina et Tsiory Andrianarimanana, deux surdoués qui ont reçu en 2017 le premier prix au concours de développement d’applications mobiles organisé par le ministère des Postes, des Télécommunications et du Développement numérique.

Voici donc une application pour smartphone qui permettra de visualiser une carte des embouteillages de la ville en temps réel.

Pour l’utiliser, pas besoin d’Internet. « Nous avons opté pour un service qui fonctionne grâce aux recharges téléphoniques. Les utilisateurs n’auront qu’à envoyer un SMS sur notre serveur via l’application. Nous y répondrons instantanément par un message qui synchronisera automatiquement les informations sur l’application mobile. Ils verront le trafic selon le tronçon de route qu’ils ont indiqué dans l’application et la durée que prendra le trajet entre leur point de départ et leur point d’arrivée en fonction des embouteillages. » Betaksys Système en est encore au stade de prototype mais l’application pour Android sortira officiellement en juin prochain.

Contact
Betaksys Système :
034 39 365 50

Microcred devient Baobab

C’est le 8 février dernier, à l’occasion d’une soirée de présentation officielle à Côté Jardin à Anosivavaka que Microcred Banque Madagascar a dévoilé sa nouvelle marque Baobab. Douze ans après sa fondation, le leader de l’inclusion financière opérant en Afrique et en Chine a rafraîchi sa marque et son identité visuelle pour refléter le développement de sa gamme de produits qui aujourd’hui va bien au-delà du crédit et de l’épargne aux micro-entrepreneurs.

Introduite au début de l’année 2015 à Madagascar, Baobab est aujourd’hui devenu la marque principale de Microcred. D’après Arnaud Ventura, P-DG du Groupe Microcred, l’évolution de Microcred vers Baobab n’est qu’un début. « Nous avons construit une base incroyable avec laquelle nous allons devenir l’un des groupes de services financiers multicanaux les plus excitants d’Afrique. Nous avons une compréhension profonde de nos clients et nous continuerons à les aider à libérer leur véritable potentiel, où qu’ils se trouvent et quelle que soit leur situation financière. » Dans les mois à venir, Baobab compte proposer de nouvelles offres pour symboliser l’accès à l’innovation et à un service simplifié pour ses clients et employés.

Emmanuel Cotsoyannis : « L’important, c’est de participer »

Miaraka pour ensemble et P pour partenaire. Miarakap est une société d’accompagnement et d’investissement dans les petites et moyennes entreprises (PME) malgaches lancée en septembre 2016. « Nous avons rencontré 250 chefs d’entreprises. Ils pensent tous avoir besoin d’abord d’argent pour se développer alors que la plupart ne connaissent pas la complexité de la chaîne de valeur de leur métier, de l’approvisionnement à la production en passant par le business plan et l’étude des risques et opportunités. » Le ton est donné. Et c’est ainsi qu’Emmanuel Cotsoyannis, directeur général de Miarakap, a décidé d’investir de cent millions à un milliard d’ariary par société pour des prises de participation minoritaires de 20 à 49 % dans cinq entreprises par an.

Les premières cibles sont dans des secteurs diversifiés comme l’agribusiness, la restauration rapide ou encore la communication digitale… « A Madagascar, beaucoup de petites entreprises sont des boutiques, des importateurs-exportateurs ou encore des marchands de rue. On en rencontre très peu qui créent de la valeur ajoutée avec un très fort potentiel de croissance de leur chiffre d’affaires. Nous voulons financer des entrepreneurs qui ne se contentent pas de gagner de l’argent au jour le jour, mais qui ont conscience que le développement implique des investissements, de la formalisation et de la structuration. » A bon entendeur !

Spam : C’est jeune et ça ne sait pas !

Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’un mail refoulé ! Spam signifie Syndicat patronal malgache. Son objectif ? « Les petites et moyennes entreprises payent la même base imposable en fiscalité que les grandes entreprises mais pourtant elles n’en ont pas toujours les moyens. Il faudrait donc un allègement fiscal pour les entrepreneurs de moins de trois ans d’exercice et c’est sur cet aspect législatif que travaille à long terme le Spam », explique Rindra Razafindrazaka, membre du comité exécutif. Lancé en août 2017, le Spam regroupe une centaine d’entrepreneurs qui souhaitent accompagner les jeunes entreprises dans toutes les étapes clés. « Aujourd’hui, les jeunes se découragent très vite non seulement pour des questions de paperasses et de va-et-vient dans les centres fiscaux mais aussi en ce qui concerne le flou en termes de vision économique à long terme. Nous prodiguons donc des formations en structuration, fiscalité,

ressources humaines, loi des finances et bientôt en recherche de financement. » Le Spam travaille en partenariat avec le Centre d’excellence en entrepreneuriat de l’Iscam, l’Institut supérieur de technologie et l’Université d’Antananarivo.

Pages réalisées par #MioraRandriamboavonjy et #PriscaRananjarison

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