Ils font bouger les lignes
22 novembre 2016 - In & Out commentaires   //   662 Views   //   N°: 82

Origin Africa
Eva Razafimandimby : « Le retour du textile malgache »

Madagascar accueillera pour la première fois, du 3 au 5 novembre au parc Forello à Tanjombato, l’Origin Africa, le salon textile de l’Afrique. Organisé par l’Africa Cotton & Textile Industries Federation (ACTIF), cette sixième édition réunira une dizaine de pays et une cinquantaine d’entreprises du secteur. « Madagascar est de retour sur le marché de l’African Growth and Oportunity Act (AGOA), et cela pour 10 ans. On est de retour dans les affaires et ce salon a pour ambition d’attirer les plus grands investisseurs textiles », affirme Eva Razafimandimby, directrice exécutive du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), coorganisateur de l’événement. D’après les statistiques, le secteur textile représente aujourd’hui 5 % du produit intérieur brut (PIB) et crée 106 000 emplois directs.

Madagascar est aujourd’hui le quatrième pays exportateur textile pour près de 325 milliards d’ariary. Avec Origin Africa, Madagascar entend retrouver la première place, comme avant 2009.

Office national du tourisme de Madagascar
Joël Randriamndranto : « Rassurer le marché »

La destination Madagascar a désormais un nouveau branding. Après « Madagascar : île authentique, un monde à part » et « Madagascar, naturellement », voici désormais « Madagascar, Treasure Island ». Selon Joël Randriamndranto, le responsable de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) : « Une société spécialisée a travaillé sur ce nouveau branding pendant six mois, elle a rencontré des historiens malgaches, des opérateurs touristiques et des géographes afin de proposer ce concept. Le choix s’est porté sur ‘L’île Trésor’ car cela représente l’authenticité, l’unicité et l’endémicité de notre pays. » Le pays est victimee depuis plusieurs années d’une mauvaise image, et l’ONTM entend changer cela avec une stratégie marketing à court terme très ciblée :

« Nous voulons proposer des thèmes spécifiques par pays et par activité. Par exemple, promouvoir la plongée sous-marine en Italie auprès des tours opérateurs et des salons sur le tourisme. » Afin de rassurer les marchés émetteurs, un effort sera mis sur les technologies digitales en « bombardant d’informations le monde entier via les réseaux sociaux ».

BFV –SG
Frédéric Leiritz, nouveau directeur général adjoint

Frédéric Leiritz est le nouveau directeur général adjoint (DGA) de la BFV-SG échoit. Un habitué de la maison puisqu’avant de poser ses valises à Madagascar, il était posté en Côte d’Ivoire, après avoir sillonné l’Afrique du Nord (Algérie et Égypte) toujours pour le compte de la SOCGEN. « J’ai toujours fait partie de la zone géographique dite AAMO regroupant plus de 1 000 agences dans 23 pays, dont Madagascar », explique-t-il. Pour son mandat de trois à cinq ans, il dit vouloir travailler dans la continuité des actions de son prédécesseur Michael Pagès. Il annonce notamment l’ouverture de deux nouvelles agences d’ici la fin de l’année, ce qui en fera 55 au total. Pour l’heure, il est encore dans la phase de diagnostic , en plein « constat d’étonnement ». Pour ce passionné de randonnée et de moto, les possibilités de découvertes que proposent l’île l’ont largement influencé à accepter ce challenge.

Youth Civic Center
Renforcer le leadership des jeunes

Alors que le ministère de l’Éducation nationale travaille à la réintégration de l’éducation civique dans les programmes scolaires, un centre dédié à ce sujet a ouvert ses portes en septembre dernier. Né de la collaboration entre les États-Unis et Madagascar, le Youth Civic Center (YCC) est basé au sein du ministère de la Culture. « Le YCC a pour objectif de renforcer le civisme et le leadership des jeunes malgaches, ainsi que leur engagement pour la démocratie », explique Niaina Randriamahefa, une des responsables du centre. Équipé d’un centre de documentation, d’une salle de conférences et d’une salle informatique avec des outils technologiques dernier cri comme l’Ipad ou Kindle (livres électroniques), le centre se veut une plate-forme de communication. « Nous organiserons bientôt des séances d’échanges et de débats en invitant des sortants du programme Young African Leaders Initiative à venir partager leurs expériences avec des jeunes »,

confie Vololontseheno Elina Raharioelina, l’autre responsable du centre. En attendant, le centre organise des portes ouvertes.

Pages réalisées par #PriscaRananjarison et #DinaRamaromandray

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