Idah Razafindrakoto : Aventurière du neuvième art
22 juin 2018 - Que sont-ils devenus ? commentaires   //   226 Views   //   N°: 101

Dans no comment® n°86 (mars 2017), nous avions vu Idah Razafindrakoto déterminée à montrer au monde ses coups de crayons. Aujourd’hui, elle n’en démord pas et fait voyager ses planches du Cameroun aux Etats-Unis en passant par la France. Rien que ça !

Sa signature en tant que bédéiste est reconnaissable entre tous. Idah Razafindrakoto est une inconditionnelle des récits autobiographiques, crayonnés sur le vif s’il vous plaît ! « Je dessine au crayon des éléments devant moi, en temps réel, d’un prompt mouvement et insistant sur la réalisation des traits. J’aime capturer les moments à la manière des carnets de voyage. » C’est dans cet esprit qu’elle a conçu J’ai déménagé au Cameroun en 2017, paru dans le magazine mensuel comorien Sakara et exposé lors de la 8e édition du festival Mboa BD au Cameroun. « Le Cameroun est un pays où la reconnaissance de la diversité culturelle est fort mise en avant, d’où son appellation d’Afrique en miniature. Etant moi-même au cœur de multiples flux interculturels, ma vision en tant qu’artiste a été très enrichie par les rencontres, l’altérité, la redécouverte de soi et l’esprit de partage. »

Depuis son départ de Madagascar pour le Cameroun en 2016, son bouillonnement artistique a décuplé grâce à ses voyages. La bédéiste de 25 ans est même allée jusqu’à créer son propre carnet de voyage fait de dessins et d’illustrations qu’elle a nommé Imaginarium. « Toutes mes expositions depuis 2016 sont nommées Imaginarium, une croisée dynamique entre l’imagination et le réel qui traduit toujours mon état d’esprit d’aventurière. A chaque exposition, mes œuvres varient d’un pays à l’autre. » Car Idah Razafindrakoto aime voyager, explorer et transcrire ses perceptions que ce soit via les portraits des résidents traduisant leur appartenance culturelle, les clichés sur la préservation de l’environnement d’un pays ou encore sur la valorisation des espaces verts et urbains d’une ville, etc. Des thèmes engagés qui intéressent beaucoup la jeune artiste. Et pour cause. Ils ont une corrélation directe avec les études spécialisées en bonne gouvernance qu’elle suit à Yaoundé.

Depuis 2016, Imaginarium a voyagé dans neuf pays et est apparu dans onze manifestations artistiques. Ses dernières expositions remontent en mars à New York et en mai en Nouvelle-Aquitaine, en France. Elle prévoit d’exposer en Malaisie ce mois de juin. Dans la foulée, elle a rejoint des plate-formes panafricaines de bédéistes comme « TheMovementAfrica », Sweet art’frica ou encore Afrika Youth Movement.

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