Harivola Rafelanaharifera : Maman-gâteau
17 mai 2016 - Diaspora Hexagone commentaires   //   1398 Views   //   N°: 76

Elle a 34 ans, vit en France depuis plus de quinze ans, et assure sur deux fronts : la maternité – elle a trois enfants, et la pâtisserie, une passion devenue un métier.

En 2001, après avoir obtenu son bac, Harivola quitte Madagascar et s’installe à Poitiers pour y étudier les mathématiques, qu’elle abandonne au bout d’un an pour s’orienter vers des études en langues étrangères à l’université Paris-Sorbonne durant quatre ans. Lors de sa première grossesse, en 2010, elle choisit de prendre des cours de pâtisserie à domicile, et se découvre une passion pour les sucreries. Au terme de sa deuxième grossesse s’impose l’idée d’aller plus loin, d’en faire un métier. Soutenue et poussée par son mari, elle obtient en candidature libre son certificat d’aptitude professionnelle de pâtissière en 2011, et débute la même année comme stagiaire chez le renommé Cyril Lignac. « Avec mon mari, tous les dimanches, on faisait le tour des pâtisseries de Paris, et l’idée d’en faire un métier est venue de là. C’est mon mari qui m’a lancée dans cette folie » annonce-t-elle.

Mais ses devoirs de mère l’accaparent plus qu’elle ne pensait et le métier de pâtissière exige du temps. Elle entend son instinct maternel et décide de se consacrer à sa famille. « En tant que passionnée, ce n’est pas un métier pour une mère, car lorsqu’on est plongée dans une passion, on ne compte plus les heures. J’ai d’ailleurs démissionné de mon stage chez Cyril Lignac car j’ai des enfants qui ont besoin de leur maman. » Confie-t-elle.

Mais elle n’a pas rangé sa veste : depuis 2014, elle présente sur sa page Facebook Ma toque sucrée les chefsd’oeuvre qu’elle concocte soigneusement avec passion, amour et subtilité. « J’aime bien les choses élégantes, même si ce que je fais est loin de la perfection, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. J’aime ma pâtisserie élégante et goûteuse », déclare-telle. Cependant, Ma toque sucrée reste pour l’instant un concept en phase de test d’un projet de pâtisserie, et qui pourrait bien voir le jour. Le temps nous le dira. Perfectionniste, Harivola veut maîtriser ce métier. « Je suis très critique et j’aime aussi qu’on soit critique avec mes pâtisseries. Ma plus grande satisfaction c’est celle des clients. »

Pour l’instant, elle ne se voit pas revenir à Madagascar, en raison de la conjoncture. Même si Harivola avoue qu’elle ne saurait travailler avec les produits locaux malgaches « ce n’est pas pareil, ça peut changer toute une recette », elle confirme toutefois que les Malgaches ont du potentiel dans ce domaine : Madagascar a remporté le prix du meilleur buffet lors du concours international Catering Cup, édition 2015.

#KoleaneFoxonet
Photo : #CaroleA.Madison

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