Harena, exportatrice du savoir-faire Boeny
16 avril 2019 - Cousins-cousines Diaspora commentaires   //   499 Views   //   N°: 111

Harena développe ses projets avec un pied à La Réunion et un autre à Madagascar. Côté business, elle assure le suivi de l’assemblage d’ouvrages d’art en fer forgé, fabriqués à Majunga pour les clients réunionnais. Côté passion, elle relance sa carrière musicale mise en sourdine le temps de s’occuper de ses deux bébés.

Du côté de Majunga, le public connait Harena. Sa dernière tournée remonte à 2015 au côté d’Elvis et de Wawa. Harena possède une trentaine de chansons dans son répertoire, toutes écrites par elle-même. Dans la musique comme dans le business, elle a su profiter des atouts des deux îles. Installée depuis 2011 à La Réunion, Harena a développé avec son mari une société spécialisée dans le fer forgé sur mesure, portails et escaliers essentiellement. Tout commence au Salon de la Maison, un gros évènement commercial annuel à St Denis. Les carnets de commande exposent sur le fer forgé pour les particuliers. Les artisans sont peu nombreux dans ce secteur d’activité à La Réunion, et les délais d’attente sur une commande peuvent aller jusqu’à plus d’1 an. Le couple se lance : à Majunga, Harena a recruté les meilleurs soudeurs. Un atelier est installé, et les modèles de portails et d’escaliers commandés sont dessinés à même le sol à échelle réelle, garantissant la fabrication des ouvrages d’art au millimètre. A raison d’un container tous les 6 mois, l’opération est viable au niveau délais et tarif sur le marché réunionnais. Dans la musique comme dans l’artisanat, Harena s’en remet au savoir-faire de Majunga. La fabrique des sons qui accompagnent ses textes ne peut venir que de Madagascar. Harena optimise donc chaque trajet dans sa ville natale pour gérer à la fois artisanat d’art et musique. Si le fer forgé est réservé exclusivement aux clients réunionnais, ses productions musicales sont destinées au public des deux îles. Harena écrit ses textes à La Réunion, produit les sons à Majunga, enregistre à Tana. Pour la diffusion, à Mada, les passages en TV et radio locales sont payants pour les artistes, alors que les diffusions sont gratuites à La Réunion, comme sur Canal Austral par exemple. Harena joue donc selon ces règles des deux côtés de l’Océan Indien. D’ici quelques semaines, Harena mise sur son nouveau morceau Mpanenjika toujour afara pour relancer sa carrière artistique, et pour continuer à exporter les savoir-faire Boeny.

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