Freedom : Xpoz s’expose
4 juin 2015 - Médias commentaires   //   2258 Views   //   N°: 65

Enfin une sitcom qui ne laisse pas indifférent tant par sa liberté de ton que par la modernité des thèmes qu’elle aborde. Appelée fort à propos Freedom, elle est produite par une bande d’allumés de la com’ réunis au sein de la société de production Xpoz. 

Imaginez une grande maison perchée sur les hauteurs de Tana. Imaginez ensuite une équipe de jeunes passionnés, tout droit sortis de la com’, qui chaque semaine y conçoit, produit et réalise Freedom, une espèce de Friends à la malgache dont tout le monde parle. La première saison de 36 épisodes continue à être diffusée sur la RTA tandis que des épisodes sont aussi disponibles sur YouTube une fois par semaine.

Tout droit sorti de l’imagination de Dina Ramarozatovo, Dinah Rajemison, Njato Randriamialijaona, Jonathan Rafenomanjato, Rija Rabeson et Rija Randrianarijaona, Freedom raconte l’histoire d’un jeune homme aisé à qui les parents ont laissé un bel héritage, à savoir une grande maison et une société. Mais ne voulant pas vivre seul, il décide d’héberger son cousin, son alter ego, à la différence que lui vient des bas quartiers et essaie tant bien que mal de sortir son fortuné cousin de sa petite zone de confort. Pour cela, ils décident de faire passer des auditions à des jeunes filles pour une colocation tout en melting-pot et en assortiment de personnalités.

« Nous voulions faire une série qui nous ressemble mais dans laquelle les jeunes pourraient aussi s’identifier », explique Rija Randrianarijaona. Un instantané haut en couleur de la jeunesse tananarivienne, donc. Preuve, s’il en faut, les thèmes abordés touchant aux copains copines, aux petites galères du quotidien, aux sorties. « Certains nous reprochent de ne traiter que des sujets légers, voire superficiels, mais tout ce qu’on raconte dans Freedom, c’est du vécu », répond d’une seule voix l’équipe à ses détracteurs. En tout cas on ne peut pas leur reprocher de ne pas oser !

L’un des personnages principaux est ouvertement gay, chose peu courante dans le monde audiovisuel malgache. Mousta est d’ailleurs devenue une vraie star : « On m’attend à l’arrêt du bus, on crie mon nom dans la rue », témoigne Fabio LeScott qui joue ce personnage déjanté. Mais face à cette soudaine notoriété, les comédiens préfèrent garder la tête froide, d’autant qu’ils sont tout nouveaux dans ce métier.

A la base, les comédiens ont passé des castings pour des publicités. Puis, de fil en aiguille, l’idée de créer une série s’est imposée aux concepteurs. « Ils viennent tous pour la plupart du milieu de la communication », explique Christian Ramarolahy, l’homme qui porte le projet sur ses épaules, un peu à la façon d’un mécène. « Moi je viens de la Finance. Quand ils ont eu l’idée de créer cette série, je les ai soutenus. Le monde de la com’ est contrôlé par les grandes agences, alors c’est bien que des jeunes qui démarrent cherchent à se démarquer de cette façon. Avec cette série, ils apportent une authenticité et une créativité hors du commun. »

Ce qui les caractérise, une réelle culture de l’image, une passion pour les podcasts et pour le travail de sociétés de production du calibre de Studio Bagel en France,ce collectif d’humoristes cartonnant actuellement sur Canal+ ainsi que sur YouTube. Décidée à aller encore plus loin, la société de production Xpoz veut aujourd’hui se lancer sur l’international, visant notamment le marché africain dès 2016. Des Freedom Congo ou Rwanda ? Un vent de liberté souffle de Madagascar !

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