Finoana Ratovo : Au nom du Père
10 septembre 2019 - Cultures commentaires   //   678 Views   //   N°: 116

Ses oeuvres voyagent aux quatre coins du monde et son nom n’est plus à présenter aux amateurs d’art. En trois ans, la sculptrice Finoana Ratovo s’est imposée comme la figure féminine de la ferronnerie d’art à Mada. Ses sculptures de fer, uniques en leur genre, mêlant pop-art et influences traditionnelles malgaches, se dévoilent depuis maintenant trois éditions à Madagasyart, une exposition consacrée aux artistes contemporains malgaches et dont la huitième édition a eu lieu en juin dernier, au 59 Rivoli, à Paris. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, et Finoana peut se targuer d’avoir été formée par une référence de la ferronnerie d’art à Mada, à savoir Dieu Donné Razafinjatovo ou Donné Vy, qui n’est autre que son père. Bien que marchant sur ses traces, Finoana revendique sa différence à travers ses oeuvres. « J’ai commencé à m’intéresser à l’art grâce au dessin. Quand je me suis tournée vers la ferronnerie d’art, je me suis mise à travailler avec du fil de fer. Ça me rappelle les traits de crayons, c’est plus malléable et ça me laisse plus de liberté dans mes créations. Le fil de fer me permet d’apporter la finesse propre à la touche féminine dans mes oeuvres. C’est ce qui me distingue de mon père. » Actuellement, elle prévoit d’ouvrir son propre atelier et d’organiser une expo individuelle.

Mandrandran-tena
Dimensions : 40 cm x 45 cm

« Cette sculpture fait partie de celles que j’ai exposées durant la huitième édition de Madagasyart, sur le thème de la beauté féminine. Les femmes malgaches ont beaucoup de responsabilités et d’obligations au sein de la société. Mandrandrantena (Se tresser seule), parce qu’elles n’ont pas toutes le temps d’aller au salon de coiffure pour se faire belles. Elles ne peuvent compter sur personne pour s’occuper d’elles. Cette oeuvre rend hommage à la force et à l’autonomie de la femme malgache. »

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