Fanja Ralalatiana : Mode sans frontières
3 janvier 2018 - La mode Styliste commentaires   //   929 Views   //   N°: 96

K-rpediem est la marque qui associe mode chic et allure choc et que Fanja Ralalatiana a fièrement présentée lors de son défilé à New York en septembre dernier. Une mode sans frontières qui invite au voyage et à la découverte de fascinantes cultures.

S’il existe des personnes qui ont réalisé leur rêve d’enfance, c’est bien Fanja Ralalatiana. La créatrice de mode malgache a fait tourner plus d’une tête avec sa collection «1, 2,3 carreaux » lors de son défilé à la Fashion Week de New York.  Une vie pleine de voyages et de créations à l’image de sa marque K-rpediem qu’elle a créé en 2015 à la Rochelle.  De fil en aiguille, depuis ces dix dernières années, elle a sillonné l’Italie, l’Irlande, l’Écosse, l’Angleterre, les Canaries,  Madère et  en profite à  chaque fois pour se nourrir des cultures locales. « Chaque voyage est une source d’inspiration pour mes créations. »

A l’instar de sa collection « Rebelle Celtic » rehaussée par des tissus en carreaux écossais. « Chacune de mes collections fait voyager dans l’histoire et fait découvrir la culture d’une civilisation. Cette collection rend hommage par exemple à la civilisation celte. J’y utilise beaucoup de cuir, des manchettes et un bandeau parsemé de motifs en fer pour leurs côtés combattifs. » La culture malgache n’est pas en reste puisque pour l’édition 2017 du Festival des Cannes, elle a créé une robe longiligne faite en tissu traditionnel en coton imprimé. « Le fait de vivre à Paris depuis dix ans et de voyager constamment ne m’a pas fait oublier qui je suis et d’où je viens. J’adore utiliser la matière  du paréo que porte mon artiste préféré qui n’est autre que Jaojoby.  Cela  me rappelle mon enfance. »

Fanja Ralalatiana

Son enfance, période inoubliable.  Elle se souvient encore de ses instants d’émerveillement devant les confections de robes classieuses  brodées en soie et en coton de sa grand-mère qui tenait un atelier de couture. « Je me suis dit dès mon plus jeune âge que c’était  le métier fait pour moi. » Aussitôt dit, aussitôt fait, car arrivée à Paris à l’âge de 10 ans, après ses études en tourisme et hôtellerie, elle a appris la conception de vêtements au lycée professionnel Pierre Doriole. « J’adore le tourisme mais j’aime encore plus manier les tissus. »

Elle ose tous les assemblages comme le sari d’Inde avec  le wax malgache et africain, le tissu chita brésilien avec le coton portugais. L’audace, Fanja Ralalatiana n’en manque pas. Sur les podiums, elle fait défiler ses tenues chics mais décalées et déstructurées. De la toile de voile de bateau sur ses robes  arborées de coquillages et de ceintures en nœud marin. C’est la collection « Océanique » qu’elle a présentée lors d’un défilé en hommage à la créatrice de mode Coco Chanel en 2016.  « Le monde comme la mode n’a aucune frontière. Je l’ai expérimenté avec mes voyages et je l’ai traduit par mes créations en mélangeant tous les tissus venus d’ailleurs. »

Fanja Ralalatiana projette d’ouvrir une boutique dans le sud de la France et aux États-Unis. En attendant, elle compte aller à Cuba et au Mexique en été 2018. Pour de nouvelles créations ? Sûrement…

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