El-Chiko Fantastika : « J’ai l’ambition de m’ouvrir au monde »
5 septembre 2018 - Comores Diaspora commentaires   //   684 Views   //   N°: 104

En vacances à Madagascar, Yazid Abdallah (El-Chiko Fantastika pour les intimes) a pris part en juillet dernier à « Mots et maux du tiers monde », un événement organisé au Cercle germano-malgache par « Art 2 la plume », le collectif de slameurs comoriens établi à Tana. Après son show, le jeune chanteur a répondu à nos questions :

Comment t’est venue l’idée d’être chanteur ?
Probablement à mon adolescence. J’aimais beaucoup la musique, regardais pas mal de clips et écoutais de la musique de toutes sortes. Je m’intéressais particulièrement au toirab, la musique traditionnelle comorienne. Je trouvais très intéressante cette habileté des chanteurs à jouer avec les mots, même si, étant trop jeune, je n’en comprenais pas le vrai sens. J’enviais ces chanteurs, je trouvais ça cool d’avoir un public. Je voulais découvrir cette sensation et je suis monté pour la première fois à 12 ans sur une scène au foyer ADCS de Mitsamiouli lors d’un concours de rap que j’ai remporté.

Ta musique ?
Je fais de la musique engagée mais non commerciale. Elle véhicule surtout des messages éducatifs, car je m’intéresse beaucoup aux faits sociaux contemporains de mon pays. Formellement, c’est du ragga dancehall (ragamuffin) mélangé à un peu de rythmes traditionnels comoriens. Dès fois, il m’arrive de faire du rap quand je suis invité dans des featurings. J’ai sorti trois albums avec mon groupe Black-Saian, dont l’un a été produit à l’île Maurice par Primo Boina Killah et a été diffusé là-bas. On a aussi vendu quelques CD aux Comores. En décembre 2017, j’ai sorti Faswaha, littéralement « verve », mon premier album solo au sein du label Fale City. Je suis en train de faire la promotion de cet album au travers de shows que j’organise dans tout Madagascar.

Ton lien avec Madagascar ?
J’ai un attachement spécial avec la Grande-Ile, notamment avec plusieurs artistes de ce pays. Je profite de cette tournée pour nouer d’autres relations professionnelles avec des artistes et producteurs locaux. En ce moment, je travaille en soutien avec Art 2 la plume, le collectif de slameurs comoriens établis à Tana. J’ai l’ambition de m’ouvrir au monde et sans doute que je commencerai par des tournées au niveau de la région de l’océan Indien.

Propos recueillis par #MourchidiMoussafiri

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