e-cigarette
15 novembre 2014 - Bien être commentaires   //   2596 Views   //   N°: 58

Santé: On s’en vapote une ?

La loi sur l’interdiction de fumer dans les établissements publics vient d’être appliquée à Madagascar.  Sans doute un créneau à prendre pour la cigarette électronique qui débarque tout juste chez nous via la société eboss. Une vraie solution ou un  rideau de fumée ?

Il n’est plus à rappeler les méfaits du tabac sur la santé sachant qu’une cigarette, c’est six minutes de vie en moins à chaque fois. Chère payée la minute d’enfumage des poumons et des voies respiratoires ! Mais avec l’arrivée de la cigarette électronique ou e-cigarette (e-cig), c’est une nouvelle façon de fumer qui s’annonce, réputée beaucoup moins nocive pour l’organisme. En Europe, ce sont déjà huit millions d’utilisateurs qui sont passés à l’e-cigarette : un simple dispositif électronique générant une « vapeur » ou « fumée artificielle » ressemblant visuellement à la fumée produite par la combustion du tabac. Cette vapeur peut être aromatisée et contenir ou non de la nicotine.  À la différence de la fumée produite par une cigarette traditionnelle, cette vapeur n’a pas l’odeur du tabac et, selon les premières études scientifiques, contient beaucoup moins de substances cancérigènes  que cette dernière. Elle est parfois présentée comme un substitut pour l’arrêt du tabagisme.  

A Madagascar, le phénomène n’en est qu’à ses débuts. « La cigarette électronique a encore cette image de produit de luxe, alors que si on fait le compte, sur six mois, c’est moins cher que de fumer des cigarettes normales », explique Hantanirina Wagner, gérante de la société eboss, spécialisée dans la distribution de cigarettes électroniques à Madagascar. Le calcul est simple :  pour se procurer une e-cigarette, il faut compter 50 000 Ar pour le kit composé d’une batterie, d’un chargeur et d’un atomiseur. Ajouter également le liquide contenu dans une ampoule de 10 cl et vendue à 12 500 Ar, ce qui équivaut à quatre ou six paquets de cigarettes. « C’est peut-être ce qui effraie les fumeurs, car il faut  payer en une fois, mais c’est pour six mois ! Pendant six mois, il n’y a plus aucune dépense, alors que le fumeur normal ne cesse d’acheter sa dose de tabac. »  Et la différence se fait sentir tout de suite : finies la mauvaise haleine, les dents jaunes, les odeurs sur les vêtements !

Pour autant, il demeure encore bien des incertitudes autour de l’e-cig et ses conséquences sur la santé. Si la vapeur électronique est nettement moins toxique pour l’organisme que la fumée du tabac, des études scientifiques, de plus en plus nombreuses à partir de 2012, confirment que l’utilisation de la cigarette électronique n’est pas totalement inoffensive pour l’organisme humain. A telle enseigne que l’Organisation mondiale de la santé a recommandé cette année d’interdire l’e-cig aux mineurs ainsi que le vapotage (l’action de tirer sur l’e-cig) dans les espaces publics fermés. Reste un petit plus qu’on ne peut lui retirer et qui en fait une mode chez certains utilisateurs : le choix des parfums. « Nous avons 26 parfums différents : arômes tabac brun ou blond, cigare, cerise, fraise, café et même tiramisu. Et il est même possible de les combiner », fait valoir Hantanirina Wagner.

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