Douze : Artiste Digital
15 janvier 2019 - Diaspora Hexagone commentaires   //   192 Views   //   N°: 108

Andry est développeur Web. Mais c’est surtout sous une de ses nombreuses casquettes qu’il s’est fait une petite réputation sur les réseaux sociaux. En tant que « Douze », dessinateur.

Il y a plus de dix ans ans, baccalauréat en poche, Andry quitte Madagascar pour poursuivre des études d’informatique et de physique à Paris. Il se dirige vers les métiers du Web pour devenir « développeur full-stack ». « Je ne me débrouille pas trop mal et je suis même passionné par ce boulot. » A côté de ça, il s’est toujours intéressé à l’art, notamment le dessin, la peinture, l’animation 2D/3D et la musique. Il décide donc de se lancer en « freelance » en tant que « web designer », développeur de site Web, d’applications mobiles d’un côté et dans l’illustration et l’animation de l’autre.

Son surnom n’a aucun rapport avec le nombre douze contrairement à ce que l’on peut penser. C’est le résultat d’une suite de déformations de son prénom par ses amis : « J’ai eu droit à la déformation de mon prénom, de Andry à André, puis de André à Dédé, puis Dédouze ou Douze. » En plus de « bien sonner », choisir ce surnom en tant qu’artiste résume la manière dont il s’est intégré et dont il s’est fait des amis.

Douze construit son univers et son style sur les réseaux sociaux depuis deux ans environ. Il y poste ses dessins où il représente tout ce qu’il aime avec beaucoup d’anecdotes comiques. Il aborde des thèmes assez universels et veut suivre des maîtres du dessin comme Jean Giraud (alias Moebius), Miyazaki ou encore Syd Mead, qui sont ses références. « Mon but est de devenir un excellent dessinateur, et d’inspirer les gens, quelle que soit leur culture. »

Ses illustrations ne sont pas toujours immobiles car il fait aussi de l’animation. Une occasion pour lui d’y insérer ses compositions musicales, son autre passion. Il a d’ailleurs fait de la musique avant de faire du dessin, en autodidacte avec sa famille et des amis musiciens. « Dans la culture malgache c’est surtout la musique que j’ai connue et retenue. Je suis un grand fan des vieux groupes . »

Malheureusement, ça fait plusieurs années qu’il n’est pas retourné au pays. Au départ, à cause du travail mais maintenant qu’il a le temps, c’est le « climat de semi-tensions avec les élections » qui l’inquiète.

Douze a participé à plusieurs projets. Il a réalisé des story-boards pour des films français qui sortiront au cinéma en 2019, et pour des génériques de séries qui seront diffusées sur la chaîne OCS. Un des travaux dont il est le plus fier est son premier clip officiel en tant que réalisateur, qu’il a imaginé pour un groupe de rock. Ça s’appelle Happy Endings du groupe Golf. Mais son grand projet pour 2019 c’est la création d’une Web série, une série animée en très courts épisodes qui sera disponible sur Youtube. Cette idée lui trotte dans la tête depuis plus d’un an mais il a dû la reporter plusieurs fois en raison d’autres projets. « Ce n’est pas qu’une Web série, c’est aussi un univers duquel je ferai découler d’autres choses beaucoup plus tard, comme des bandes dessinées, ou pourquoi pas un long métrage…on peut rêver, non ? »

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