Dominique Aiss : « Une passerelle interculturelle entre les îles »
31 mai 2018 - Médias commentaires   //   375 Views   //   N°: 100

La revue trimestrielle de l’océan Indien, « Indigo », a été lancée en avril dernier. Son leitmotiv : valoriser la richesse artistique et culturelle régionale, de Madagascar à La Réunion en passant bientôt par Maurice et les Seychelles. Dominique Aiss, l’initiateur, esquisse le portrait éditorial.

Pourquoi « Indigo » ?
L’indigo, couleur bleu foncé très puissante, rappelle celle de l’océan. Dans la symbolisation des couleurs, elle peut exprimer notre forte volonté de communiquer sur les îles de l’océan Indien. L’ADN de la revue est la passion pour l’art vivant en faisant dialoguer le passé le plus lointain avec le présent en mouvement. Je dirai plutôt qu’Indigo est un croisement entre un magazine, une revue et un livre. Elle est dans un format carré avec 220 pages. On a voulu produire avant tout quelque chose de beau, à la fois dans l’aspect physique que dans le contenu, pour que les passionnés de lecture aient envie de la conserver dans leur bibliothèque.

La ligne éditoriale ?
Indigo valorise tout ce qui touche aux richesses artistiques et culturelles de l’océan Indien. On peut y découvrir des oeuvres d’artistes de divers horizons (poètes, écrivains, conteurs, peintres, plasticiens, bédéiste, photographes, dramaturges, etc.), des portraits d’acteurs culturels phares ou encore des dossiers sur les cultures, traditions et modernités. La revue n’est pas confinée dans un canevas préétabli en ce qui concerne le format et le contenu. Elle souhaite toujours évoluer et innover. D’ailleurs, on prévoit de sortir un horssérie en format 30 sur 30 qui parlera de toutes les cultures liées à la mer (légendes maritimes, histoires, acteurs, etc.)

Quels sont les enjeux d’une telle revue ?
La revue souhaite être une passerelle pour une meilleure compréhension interculturelle entre les îles. La figure iconique du photojournalisme Dany Be n’est pas, par exemple, connue à La Réunion et pareillement, les Malgaches ne connaissent pas l’artiste plasticien Lionel Lauret, pourtant très prisé à La Réunion. Les informations culturelles voyagent donc d’une île à une autre via Indigo. Nous avons consacré le premier et deuxième numéro sur Madagascar et La Réunion. Les numéros à suivre intégreront Maurice et les Seychelles. Par ailleurs, les îles de l’océan Indien jouissent d’un fonds culturel commun tout en ayant chacune leur propre richesse. On peut dire qu’Indigo vient conforter la matérialisation de cette utopie indianocéanique.

Propos recueillis par #PriscaRananjarison

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