Djanatt : Sept ans dans ta gueule !
6 mars 2018 - Cultures commentaires   //   312 Views   //   N°: 98

Formation métal alternatif née il y a sept ans, Djanatt, fait aussi bien dans le hard et le heavy traditionnels que dans le thrash le plus exacerbé. Pour parler de tout et de rien, mais principalement des sujets qui fâchent. Vous avez dit énervés ?

Damien (guitare rythmique), Nana (chant), Anthony (batterie), JK (basse et chant), Anja et Jason (guitares solo) ont puisé dans le meilleur de leurs références respectives pour donner vie à Djanatt (nom formé de l’ensemble des initiales des membres). Six musicos qui développent autant d’approches différentes du gros son mais qui astucieusement assemblées, donnent ce métal alternatif de bon aloi signé Djanatt. De la ballade Nilaozanao (Tu m’as abandonnée) sortie en clip l’an dernier et abordant la classique histoire de la nana qui s’est fait larguer (la version homme existe également) au âpre Handova dezaka (Hériter le désert) dont le clip devrait arriver courant 2018 : « On s’attarde sur la souffrance que nous observons de nos yeux chaque matin et sur ce qui restera après. On apprend tous les jours que tel territoire appartient désormais à tel expatrié, et demain certains se réveilleront pour constater qu’il ne reste rien à ce peuple », explique Damien, très convaincant en Sankara sans le treillis.

Des textes virulents qui n’hésitent pas braquer les projecteurs sur tout ce qui gêne, comme « les propos de certains demandant qu’on leur prouve la pauvreté du peuple de ce pays », s’emporte Damien. Tout cela avec des rythmiques puissantes et des mélodies accrocheuses puisant autant dans le thrash survitaminé des Metallica que dans le hard rock d’Aerosmith. Le chant majoritairement clair, excepté quelques violences hurlées appelées syndrome du loup-garou dans les milieux autorisés, est impeccablement servi par Nana, la vocaliste principale, et le bassiste JK, également principal auteur des textes.

Djanatt a déjà eu l’occasion de démontrer sa force de frappe, en direct et sans concession, sur diverses scènes telles que le Distortion Rescript 2 en 2014 ou lors du Gasy Metalhead en 2016. Le sextet garde bon espoir de percer, encouragé par la scène rock locale qui s’active de plus en plus: « Au-delà des difficultés, chaque groupe se bat pour sa pomme. Le plus souvent en autoproduction car on ne se voile pas la face, hors émissions spécialisées, on n’a aucune chance de passer à la radio ou à la télé et les producteurs ne se bousculent pas. » Si un pas trop véreux les entend, mais pas qui court les festivals de variétés internationaux un peu trop puants, si vous voyez ce que je veux dire !

Sept années d’existence et sept morceaux déjà prêts pour le futur album que Djanatt compte sortir cette année dans le sillage de l’EP distribué en libre téléchargement sur Internet. Sept années que le groupe entend célébrer en grandes pompes, mais sous une forme qu’il ne tient pas dévoiler pour l’instant. De sacrés cachotiers ces métaleux !

Contact
Djanatt : 034 85 562 06 (Damien)

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