Dimyz : Reçu cinq sur cinq
1 juin 2018 - Cultures commentaires   //   530 Views   //   N°: 101

Dimyz, quintet électrique, joue à fond l’étiquette passe-partout « rock alternatif » avec des créations puisant dans des registres aussi variés que le roots, le jazz ou le traditionnel. Sans oublier non plus le gros son qui tache. Ce pourquoi on les « like ».

Dimyz, c’est d’abord cinq musiciens confirmés : Mihaja (chant, guitare), Fabio (basse, chœurs), Andry (percussions, chœurs) et Aldo (batterie), chacun se partageant les casquettes d’arrangeur et de compositeur. Autour de thématiques assez convenues – l’amour, la société, etc. -, il élaborent des morceaux où se mélangent les influences les plus diverses, aussi bien les Guns’ n Roses que Lenny Kravitz, Jaco Pastorius, Marvin Gaye ou Bob Marley… D’évidence, ils ratissent large ! « On vit la musique comme une mission à travers les messages que nous envoyons au public », explique Mihaja qui assure à lui tout seul l’ensemble du boulot d’écriture des textes.

Né dans le quartier de Mahazina à Antsirabe, Dimyz voit le jour en 2016. Plus qu’un groupe aux talents complémentaires, c’est un collectif où chacun apporte sa contribution, sous formes de mélodies, de textes écrits ou de chansons pratiquement prêtes, avant de passer tous ensemble à la case arrangement. Dimyz sort tout naturellement du lot de par son style fusionnant des rythmes qui n’ont à priori rien à faire ensemble. En témoigne le titre « In The Society » dont le clip a rencontré un vrai succès sur les réseaux sociaux. Un autre clip devrait suivre dans les prochains mois, de même qu’un album.

Dimyz s’est ainsi nommé en référence au fameux pouce levé des réseaux sociaux, signifiant l’adhésion, l’assentiment, mais aussi pour rappeler tout simplement qu’ils sont cinq. La formation s’est fait remarquer sur la scène du Café de l’Alliance d’Antsirabe, dès septembre 2016, année de sa formation, puis plus récemment le 6 avril dans la capitale, à l’Is’art Galerie d’Ampasanimalo, et enfin lors de l’hommage à Bob Marley le 11 mai au Code 110 à Antsirabe. Le groupe a également pris part à la quatrième édition du festival Z’Ovy.

Plus que jamais accroché à son éclectisme éclairé, le quintet électrique appelle le rock malgache à oser la différence : « La scène a beaucoup progressé ces dernières années, mais les groupes sont encore trop dans l’imitation bête de ce que font les autres. » Il aurait pu ajouter : et bien mal conseillés par les ringards mercantiles prêts à vendre du rock comme on vend de la bière… avec les rots mais sans l’ivresse.

Contact
Dimyz : Mihajatolah@gmail.com

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