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C’est vous qui le dites

Coups de coeur, coups de gueule, envie d’envoyer un message à une personne qui vous est chère ou simplement de vous exprimer… cette rubrique vous est dédiée. Envoyez vos mails à courrier@nocomment.mg, nous les publierons. 

Bon voyage !
Nous avons reçu d’un couple de touristes étrangers ayant utilisé récemment les services de la compagnie Air Madagascar ce courrier relatant leurs mésaventures à bord. Ils expliquent n’avoir reçu aucune explication de la compagnie malgré leurs courriers répétés, dont une lettre recommandée. En toute équité, nous avons transmis ce courrier à la compagnie nationale afin de recueillir sa version. Dans un contexte où il est fortement question de revaloriser l’image de Madagascar comme destination touristique, il n’est pas inutile que ce type de dysfonctionnement soit détecté et, espérons-le, solutionné. Cela fait aussi partie des services de proximité que vous êtes en droit d’attendre de votre magazine : alors vous aussi n’hésitez pas à nous écrire !

Lundi 31 mars 2014
5 h 30 – Nous arrivons de Paris. Nos bagages sortis, je cherche mon i-phone. Je l’ai oublié à ma place 48 B ; je vais au bureau des bagages et demande la permission de retourner le chercher. C’est un refus catégorique fort peu aimable. J’insiste pour que quelqu’un aille dans l’avion le chercher mais rien à faire, la responsable s’y oppose fermement, c’est la procédure ! L’avion est là, devant moi, et personne ne peut récupérer mon téléphone. Je considère ce dernier « volé » par le personnel d’Air Madagascar. Nous enregistrons nos bagages et partons errer dans Tana en attendant 18 heures, notre correspondance.
16 heures – Nous apprenons en appelant les services d’Air Madagascar que le vol de 18 heures est annulé. En grand désarroi, sans proposition d’aide de la part d’Air Madagascar. Nous cherchons donc avec un taxi, un hébergement.

Mardi 1er avril
8 heures – Retour à Ivato, pas de vol, il faut rappeler. Après trois appels, un monsieur nous dit qu’il n’y aura pas de vol le 1er avril pour Mahajanga et qu’il n’y a plus de place pour le 2 avril. Nous sommes anéantis. Dans nos bagages nous avons des denrées périssables promises à nos amis de Mahajanga pour 100 euros. Retour à l’hôtel .

Mercredi 2 avril
8 heures – A Ivato pour tenter d’avoir une place dans l’avion de 13 h 20. Formidable, ils en ont deux ! Cela fait quatre jours que nous avons quitté la France.
12 h 50 – Embarquement, j’ai vu ma valise rouge entrer en soute, nous sommes dans la cabine : il fait très chaud et le pilote ne met pas les gaz. Nous attendons, 45 minutes enfermés dans l’avion, sept retardataires .
15 heures – Arrivés à Mahajanga, nos bagages sont absents. Ils ont été débarqués pour faire de la place à ceux du PDG d’une grosse société locale, les retardataires en question. De plus, en discutant avec la propriétaire d’une autre société locale, j’apprends qu’Air Madagascar lui a proposé de la loger à Tana !
Nos bagages sont arrivés à 20 heures le 3 avril. Total des pertes : 100 euros + tous les frais à Tana (300 euros). Mon mari et moi sommes outrés de la façon dont nous avons été traités. C’est inhumain de laisser des gens en transit sans assistance, cela n’est pas digne d’une compagnie internationale.
Joelle Bodolec

La réponse d’Air Madagascar 
Nous portons à votre connaissance que nous ne souhaitons pas faire un droit de réponse direct à la publication de cette lettre. Aussi, avons-nous décidé, et avec tout le respect qu’on doit à nos clients dans ce genre de circonstance, de prendre contact directement avec le client. Nous réitérons nos vifs remerciements de nous avoir informer de l’existence de cette lettre car elle nous a permis d’identifier assez rapidement le dossier. Bien cordialement,
Pascale Rakotomavo Chef du département communication

Voulez-vous couchusrfer avec moi, ce soir ?
Je suis très intéressée par cette approche de tourisme que prône Ian Winkless (no comment® n°53, juin 2014). Il encourage l’authenticité malgache, car l’hospitalité fait partie intégrante de notre culture. Le réseau dont il fait partie, le couchsurfing m’intéresse aussi car si je comprends bien il permet, en l’intégrant, de trouver un endroit où loger partout dans le monde ?
Hanitra, Tsimbazaza

Tout à fait, pour peu que l’endroit que vous souhaitiez visiter fasse partie du réseau qui compte pas moins de 250 pays, dont Madagascar. Fonctionnant comme un réseau social, Couchsurfing.org impose de créer un profil où la qualité d’hébergeant et de couchsurfer de chacun est évaluée sur la base des commentaires laissés par les autres membres du réseau, mais aussi les échanges entre les hôtes et visiteurs, car c’est bien l’échange culturel que ce réseau cherche à promouvoir. Les modalités d’accueil et de visite sont, elles, à discuter entre les deux parties.

Ado en colère !
C’est lorsqu’on est piégés dans les embouteillages comme aujourd’hui, 16 mai 2014, que l’on réalise que nous vivons dans un Etat pauvre, sans échappatoire possible. Piégés est bien le mot. Avancer d’un mètre tout les trois-quarts d’heure. Oppressés dans un bus dont les places réglementaires sont d’environ 20 personnes, et non d’une quarantaine comme cela se pratique tous les jours. Je mets mon casque, la musique à fond, j’écris ceci. Inspirée par cette absurde crise à laquelle je vais échapper dans quelques mois (…) Tiens, tiens, on voit passer les flics. Des gyrophares à péter les tympans, et les escortes qui défilent. Cortège officiel. On dirait que tout à l’air propre à leur passsage, je me marre. Je ris bien fort dans ma tête, mais ce rire est saucé de rage, de beaucoup de rage. Car tout cela n’est qu’apparence, c’est évident. Derrière tout cela se cachent la corruption, la démagogie, les trafics et les belles promesses des médaillés d’or des meilleurs rhéteurs. Et qui dit rhéteurs dit menteurs (cela rime). Mais, que vois-je au loin ? Dans le soleil couchant, ajouté d’une touche rose un peu grisée pour le style, j’aperçois une belle fumée de doro tanety (feux de brousse) : encore un gros problème pris à la légère ! Les Malgaches et l’environnement, cela fait deux. Comme les Malgaches et la loi. Ils sont nés ainsi. Formatés depuis des siècles. Est-ce la colère qui me fait écrire ces sortes d’hyperboles incompréhensibles ? Peut-être bien que oui, peut être bien que non. Tout n’est que question de perception… Je tiens à préciser que je suis Malgache moi même et que j’aime ce pays plus que tout au monde. Ce ne sont ni des critiques ni des jugements, mais des constatations. J’ai 19 ans. C’est assez cru ce que je décris et c’est une des raisons, je pense, qui font que ma lettre ne pourra pas être publiée.
Niry

Eh bien Niry, tu te trompes au moins sur une chose… nous l’avons publiée !

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