Contrôles de routine
20 avril 2017 - LifeStyle commentaires   //   549 Views   //   N°: 87

Chef Vonjy : Eh ben, c’est du propre !

Lorsque le chef Vonjy Andriamampianina n’a pas les yeux sur ses marmitons, il les a sur les élèves de l’Institut national de tourisme et de l’hôtellerie. Cuisinier respecté et formateur méticuleux au sein de cette école de cuisine, il ne laisse rien passer ! A commencer par la propreté qui est l’élément le plus important selon lui : « On joue littéralement avec la vie des gens, si l’on ne fait pas attention, celui à qui l’on présente un plat peut tomber malade ». Cette intransigeance face à l’hygiène, il la transmet à ses étudiants et soyez sûr qu’il passera toujours derrière pour vérifier !

Mais avant tout, la cuisine est une science : « Les gens ont cette idée préconçue que la cuisine est une chose facile, réservée à des gens peu cérébraux, ce qui est totalement faux. Tout se pense, chaque ingrédient est choisi avec soin et le dosage doit être fait au millimètre près ! »

La recherche est aussi inhérente à ce noble métier : « Une grande cuisinière que j’admire particulièrement c’est la cheffe Mariette qui tient maintenant une table d’hôte chez elle à Faravohitra; elle a d’abord commencé par des formations à travers le monde et ensuite elle a fait elle-même des recherches et des créations sur les plats malgaches. »

Le chef Vonjy, lui, a acquis sa discipline et son organisation chez les scouts ! Des atouts qui lui ont permis de présenter des émissions culinaires, d’être membre du jury à des concours ou encore de proposer des services de traiteur à des cérémonies pouvant accueillir plus de 3 000 invités. Son image il la contrôle, car un cuisinier qui a mauvaise presse est quasiment… grillé.

Natikaly : Couleurs sur la ville

« Rien à cirer du système. » Le ton est donné ! Car Tsiory Andriamanisa alias Natikaly est bien décidé à ne dépendre que de lui, à ne contrôler que lui. Son physique de grand baraqué n’ayant de compte à rendre à personne lui va à cet égard à merveille. Un artiste cependant. « J’ai choisi le street art, une activité certes pas très sécurisante, mais qui me rend heureux. J’aime peindre des fresques qui transmettent des messages à la société. Mon objectif, rendre les villes de Madagascar colorées pour donner autre chose à visiter que les lémuriens. »

Après avoir vu son père et son grand-père travailler dix heures par jour toute la semaine entre les quatre murs d’une banque, Natikaly a préféré un mode de vie où il choisirait lui-même ses horaires de travail, « avec une bière bien fraîche pour bien démarrer la journée ».

Il commence en 2001 par des tags en solo puis en fait son gagne-pain en 2012 à travers le collectif Jamerla Koon Action qui réalise des fresques de rue un peu partout dans Madagascar. Et aujourd’hui le projet « Rangotra » (Griffe). « Les Malgaches considèrent que le street art n’est qu’une passion sans intérêt. Il est temps de leur prouver le contraire. Le projet Rangotra consiste à frapper à toutes les portes pour qu’on nous donne un pan de mur à investir. » Couleurs sur la ville ! Natikaly est convaincu que les Malgaches des villes, les Tananariviens surtout, ont grand besoin d’un nouveau cadre de vie hors des immondices et de la grisaille. Qui en doute ?

Contact
Natikaly : 034 14 029 54

Pages réalisées par #PriscaRananjarison et #DinaRamaromandray

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