Comment tu te la joues !
25 octobre 2017 - LifeStyle commentaires   //   620 Views   //   N°: 93

Arielle Andriamanavodatsa
« Les gameuses ne comptent pas pour des prunes »

Ceux qui pensent que l’univers des jeux vidéo est exclusivement réservé aux geeks boutonneux et binoclards n’ont jamais croisé la route d’Arielle Andriamanavodatsa, « make up artist » et grande férue de jeux vidéo. À tout juste 20 ans et féminine jusqu’au bout des ongles,

elle manie d’une main experte brosses et pinceaux à maquillage en vrai pro du contouring. Mais pas que ! Sa dextérité, elle s’en sert aussi pour flanquer une bonne raclée à ceux qui oseraient la défier à la manette !

« Mon frère m’a initié aux jeux vidéo. Je joue maintenant depuis presque dix ans. Les stéréotypes qui veulent que les jeux soient uniquement destinés aux mecs sont idiots. » En dehors de ces clichés, il y a une chose qui l’insupporte au plus haut point ! « Ce que je déteste ce sont ces filles qui ne jouent pas, mais qui font semblant juste pour plaire aux gars. » Dans son monde, ombres à paupières et fonds de teint côtoient sans problèmes consoles de jeux et manettes. « Ce n’est pas sous prétexte qu’on est féminine qu’on ne peut pas jouer. »

De la Playstation 1, à la Xbox 360 en passant par la Xbox One, rien n’échappe à ses pulsions de gameuse. « Il m’arrive de jouer jusqu’à une heure du matin. J’ai une préférence pour les jeux d’aventure comme Prince of Persia ou Resident Evil. En ce moment, le jeu qui retient le plus mon attention, c’est Tropico ». Dans l’entourage d’Arielle Andriamanavodatsa, tout le monde joue. « Mon père et mon frère sont aussi de grands gamers. Il nous arrive souvent de nous faire des parties ensemble. » Une véritable affaire de famille !

Jo Aina Harimanjato
« Je préfère la vraie vie ! »

« Il ne faut pas se confiner dans le monde virtuel. » Ce n’est pas Jo Aina Harimanjato, photographe en herbe, qui vous dira le contraire ! A 19 ans, il n’a pas les mêmes passions que la plupart des petits biquets son âge. Il a troqué les manettes contre un joujou plus à la portée des grands : un canon EOS 6 D – rien que ça ! « Quand j’étais petit, on jouait toujours à Tekken, le jeu de combat tant prisé de l’époque. Aujourd’hui je laisse cela à mes petits neveux. »

Jo Aina Harimanjato considère les longues heures passées devant l’écran de PC comme une totale perte de temps. Il préfère depuis cinq ans s’adonner totalement à sa passion qui n’est autre que la photographie. D’ailleurs, il est actuellement étudiant en deuxième année à l’École supérieure d’art (ESA) à La Réunion et a tenu sa première exposition à l’Ivontoeran’ny kolontsaina malagasy en août dernier.

« Les jeux vidéos sont à double tranchant. Soit cela nous permet d’utiliser au mieux notre matière grise, soit ils nous rendent gagas. Il y a des gens qui s’abrutissent à force de jouer à ces jeux virtuels. Voilà pourquoi je préfère jouer avec mon appareil en figeant l’instant T. » Et d’ajouter, philosophe : « L’essentiel c’est la vraie vie. On ne se cache pas derrière un personnage pour agir. »

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