Call of Duty-Ghosts : L’ombre de lui-même
17 mars 2014 - Add-on commentaires   //   992 Views

n°48

Ghosts sent trop l’épisode forcé, sorti surtout pour ne pas laisser la série concurrente Battlefield gagner du terrain. Malgré le mode « enragé » qui permet de flinguer un ennemi toutes les 30 secondes, le sentiment de déjà-vu persiste et on sort vite le drapeau blanc…

Activision, Infinity Ward – FPS – disponible sur PC/ Xbox 360/Playstation 3/Wii U/Playstation 4/ Xbox One

Depuis 2007, Activision nous pond un Call of Duty tous les ans. La recette a marché jusque-là parce qu’en plus d’une dimension multijoueur chiadée (motif d’achat numéro un), l’immersion façon film de guerre est soignée. On ne s’ennuyait pas devant cet enchaînement de tueries scriptées à mort. Mais voilà, avec Ghosts, c’est le flop ou quasi. Ils ne sont pas fatigués au niveau du scénario, ni du gameplay : on dirige Logan au sein d’une équipe de soldats d’élites (les Ghosts) et son chien Riley (on ne rit pas). Tout ça dans des missions faussement variées, puisqu’on n’a pas à réfléchir, on avance et on tire. Ce n’est pas très beau, mais c’est fluide (sur PC). Pas de claque graphique, la campagne solo pue le réchauffé et l’intrigue est prévisible. Même la mise en scène hollywoodienne habituelle passe inaperçue. La durée de vie solo est toujours aussi ridicule (pas plus de six heures). Ghosts se repose trop sur son multijoueur, perdant ce qui faisait l’attrait des épisodes Modern Warfare. On regrettera aussi de diriger une paire de bras muets et déshumanisés, loin des différents protagonistes des épisodes précédents. Malgré quelques tentatives de diversifier l’environnement (mission aquatique pénible, mission spatiale bordélique où on ne distingue plus ennemis, alliés et cadavres en apesanteur), les petits coups d’éclats comme la descente en rappel sur un immeuble se comptent sur les doigts de la main. Game over.

Joro Andrianasolo

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