Ça c’est la classe !
11 septembre 2015 - LifeStyle commentaires   //   2459 Views   //   N°: 68

Réussir à l’école est une chose, réussir dans la vie en est une autre. Et ça marche aussi avec le verbe échouer ! Exemple, voici le poète Jean Cocteau, recalé quatre fois au bac. Winston Churchill dont le père lui écrit que « ses résultats scolaires sont une insulte à l’intelligence ». Albert Einstein noté « lent », limite bourrin, par ses professeurs. Alors, courage au fond de la classe ! 

Toubi Rakotoarimanana : Toubi or not Toubi 

Au premier abord, Toubi Rakotoarimanana ressemble à tous les intellos un peu timides et réservés. Mais ne vous y fiez pas : il en a dans le ventre, le binoclard ! À 28 ans, il a représenté le continent africain au concours Les timbrés de l’orthographe 2015, à Paris en juin dernier. « J’ai fait des fautes que j’aurai pu éviter. Je suis rentré les mains vides mais le coeur plein d’émotion et le mental en bloc », confiait-il à son retour de la capitale française. Il faut dire qu’il n’en est pas à son premier concours. À 9 ans déjà, il se retrouve vice-lauréat du Top Star 1997, pas mal pour un premier essai. Depuis, il enchaîne challenge sur challenge et a remporté pas moins d’une demi-douzaine de prix. L’autoproclamé « animateur généro-culturel » (un terme qu’il a inventé pour se différencier des animateurs culturels) est tellement friand de quiz et de culture générale qu’il en est venu à créer des jeux interétablissements en 2010. 

Et comme tous les surdoués, il a l’élégance de se déclarer « piètre élève » : « À l’école, ma meilleure moyenne a été de 16/20, et encore c’était en primaire. En fait, j’ai redoublé ma Terminale et à l’Université, je n’ai jamais eu plus de 14/20 », confie-t-il, sourire aux lèvres, très content de son passé de bad boy. Et comme tous les surdoués, son principal problème a toujours été la cohabitation avec les copains de classe. « J’essayais de m’entendre avec tout le monde, mais ce n’était pas réciproque (rires). On me surnommait le Lieutenant Bugs, mais j’aurais aimé pouvoir leur dire : pas question (pour un champion ?), je suis Julien Lepers ! » Le message est passé Toubi – ou faut-il dire Doc ?

Harilala Ramanantsoa : Le talent ne se brade pas ! 

« Je suis une femme de conviction. » Le ton est donné. Harilala Ramanantsoa, 40 ans, mère de famille et opérateur économique, a toujours voulu travailler à son propre compte. En 1999, elle lance La Grande Braderie de Madagascar, devenue le premier événement commercial de la Grande Île. Les premières années n’ont pas été faciles pour cette jeune entrepreneuse qui avait alors à sa charge des enfants en bas âge : « Mon aîné avait 4 ans lorsque j’ai lancé ma première entreprise ; j’ai toujours associé ma famille aux grandes réalisations de ma vie. » Devant trouver le juste équilibre entre sa vie de femme d’affaires et de mère de famille, Harilala Ramanantsoa est convaincue que la réussite passe forcément par le travail… tout en soulignant que le travail n’est pas seulement  

l’effort mais aussi la « manière de faire les choses et se donner les relations qu’il faut avoir ». Savoir-faire et faire savoir en somme. « Il faut oser frapper aux portes », affirme-t-elle, elle qui est une autodidacte pure, n’a jamais fait d’études supérieures dans le domaine du marketing ou du commerce. D’ailleurs, pour elle, le diplôme n’est important pour réussir que si l’on a la personnalité qui va avec. Comme c’est bien vu !

Pages réalisées par #HildaHasinjo et #DinaRamaromandray

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