Black Wizard Cult : C’est pas sorcier !
1 avril 2019 - Cultures commentaires   //   400 Views   //   N°: 111

Formation de heavy metal à l’ancienne , Black Wizard Cult est aussi menée par une bande de zicos qui ont de la bouteille. Ses deux principaux compositeurs sont des rescapés de la scène rock des années 90.

Black Wizard Cult compte en ses rangs les frères Nary (chant) et Tiana (guitare), Jason (guitare), Nix (basse) et Rindra (batterie). Le groupe s’est très tôt démarqué par son choix de travailler totalement en autoproduction. « On a notre propre studio où on bosse tout, ensemble, écriture et arrangements, on s’efforce de faire tout ça en une journée pour chaque chanson », explique Nix. L’écriture provient en grande partie de Tiana et Nary, le résultat final demeure un travail d’équipe !

Un travail qui n’est pas que limité à la composition de morceaux percutants. Les Black Wizard Cult s’attachent aussi à transmettre un message. Des textes traitant de thèmes surnaturels, occultes, des horreurs de la guerre, ou encore du combat quotidien qu’est la vie, à la hauteur des gros riffs de leur musique. Des titres comme Land of doom, March of the Bitch ou Good Life illustrent bien ces thématiques qui leur sont chères.

Fortement ancrés dans les oeuvres de la vieille école, les membres du groupe sont principalement influencés par Black Sabbath ou Primal Fear. « C’est d’ailleurs en partie du nom des initiateurs du heavy metal, Black Sabbath, que nous tirons notre nom. » L’autre moitié de leur patronyme fait référence à l’occultisme, qui a toujours fasciné nos sorciers à grosses guitares. « Les fondateurs de notre groupe ont, dans les années 90, vécu en personne les actes de sorcellerie et de magie. » Loin de se cantonner au heavy traditionnel, ils sont tout aussi bien clients du thrash de Slayer ou du death metal de Morbid Angel. Plus près de notre île, ils ne cachent pas leur admiration pour Johnny Gasy et même Ramora Favori, dans un registre sensiblement différent du leur.

Mis sur pied par trois frères (Andry, Nary et Tiana) en 1991, le groupe est issu de la chorale Akon’ny Lanitra, à Taolagnaro, en 1991, dont ils faisaient partie. Ajoutez à cela une passion commune pour la 6 cordes et Black Sabbath : cela suffira pour donner vie à la bande de magiciens noirs. Un temps séparés pour poursuivre leurs études à l’extérieur ou en raison d’activités professionnelles, les membres seront finalement réunis à nouveau par les deux frères, Nary et Tina. « On n’a jamais voulu s’arrêter de créer, même en vivant sur des continents différents, on a toujours continué. »

Après leur première séparation, le groupe s’est fait un devoir de monter sur scène chaque année depuis leur retour, en 2012. Ils gardent d’ailleurs un bon souvenir du Festiv’All Rock, à Antsahamanitra, l’année précédente. C’est ainsi qu’il a pu se faire remarquer récemment au Tohivakana Metal 2019, entre le 18 et le 20 janvier dernier, au Business Center des Mines, à Ivato ou encore lors de leur concert Tales of Kokolampy 2019. Bien qu’ils approchent des deux décennies d’existence, ils n’ont pas encore d’album au compteur, mais de nombreux clips, malheureusement peu diffusés par la télévision. « Nous ne sortons pas d’albums parce qu’on n’est tout simplement pas doué pour vendre la musique, tout son aspect commercial ne nous intéresse pas. » Dévoués à leurs fans, ils ont néanmoins pris l’initiative de distribuer gratuitement un best-of de 10 titres à ces derniers.

Prochaine étape : un nouveau clip et bien sûr un retour sur scène, qu’ils comptent bien réaliser d’ici 2020, ou en tout cas au retour des deux frères à Madagascar. Ce ne sera cependant pas n’importe quelle scène puisque le groupe compte tenir son propre événement : le Black Wizard Fest. Il ne manquera pas de solliciter quelques amis artistes.

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