Belly Sid, Salut la compagnie
30 juin 2016 - Hexagone commentaires   //   1543 Views   //   N°: 78

Fondatrice de la compagnie Street I Dance (SID), adepte de street jazz, de dancehall et de L.A style (le truc à la Justin Timberlake), Belly Sid est déjà, à 24 ans, ce qu’on appelle une artiste accomplie. Un parcours qui l’amène aujourd’hui à enseigner la danse en France. 

C’est à l’âge de 13 ans que ce petit bout de femme tout en énergie s’initie à la danse. Jusqu’à 17 ans, elle suit les cours de l’académie K’ART à Antanimena, option modern jazz. Danser, se souvient-elle lui redonnait confiance et faisait transparaître une toute autre facette de sa personnalité. Au sortir de la K’Art Académie, en 2010, elle se débrouille pour se trouver une salle dans le but de devenir sa propre chorégraphe : on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Une manière aussi d’en apprendre plus sur l’art de la transmission. « Le partage ne doit pas être qu’un échange entre le professeur et les élèves, il faut que ce soit un échange entre les élèves eux-mêmes. » Elle aura ainsi l’opportunité de danser au spectacle du chanteur La Fouine à Tana en 2010. 

À 18 ans, elle monte avec huit danseurs la compagnie Street I Dance (SID), sa « grande fierté » et l’occasion de se faire pas mal de contacts dans le milieu de la danse. La troupe participe à de nombreux événements, tels le concours Talenta sy Kanto qu’elle remporte en 2011 et autres festivals. « On apportait chacun nos propres styles dans nos créations, poppin, new style, electro. SID reste une de mes principales sources de motivation », souligne Belly avec un rien de nostalgie. Car entre-temps, en 2013, la jeune femme a quitté Madagascar pour la France où elle prépare actuellement un master en qualité sécurité et environnement.

Mais la danse est toujours là. Cinq heures par semaine, elle donne des cours à l’école Makadanse et à l’INS School de Clermont-Ferrand. « Je n’ai pas eu du mal à trouver ce boulot du fait de mon parcours. Je suis très bien accueillie, les gens apprécient ce que je fais. » La danse, une « amie » qui lui a permis d’aller si loin ! « J’ai vécu beaucoup de choses grâce à elle. J’ai notamment participé au World of Dance édition française à Grenoble. C’est un rêve d’enfant qui continue à se concrétiser. » Aujourd’hui, la compagnie SID vit sa vie à des milliers de kilomètres de là, mais sous le regard toujours attentif de Belly. « On a vraiment de bons danseurs à Mada, il y a du potentiel et avec le développement des structures, de plus en plus de jeunes s’inscrivent. Le seul hic, l’esprit crew (équipe) est trop marqué : on ne se mélange pas assez, il manque le partage entre troupes. » De quoi lui inspirer un nouveau challenge quand l’heure du retour aura sonné.
 

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