Asna Moussa : Se nourrir d’échanges
2 mars 2016 - Diaspora Hexagone commentaires   //   1016 Views   //   N°: 74

De son propre aveu, cette aide-soignante en maison de retraite qui vit dans le sud de la France depuis plus de 20 ans, est heureuse. « Quand je rentre chez moi, je suis satisfaite d’avoir accompli un véritable rôle social. J’aime, par-dessus tout, les relations humaines. » 

« Ça n’a pas été dur de quitter Madagascar il y a désormais 33 ans car je savais ce que je voulais. » Une première escale à La Réunion puis Nice et enfin Marseille où, après avoir été agent de service, elle a pu passer ses examens d’aide-soignante. « Je me plais en France. J’y ai une grande partie de ma famille. À Marseille, la communauté malgache est nombreuse et nous nous réunissons souvent à l’occasion de fêtes familiales ou pour le 26 juin, par exemple. »

Depuis 2011, Asna Moussa revient régulièrement à Diego Suarez où elle est née. « J’ai envie de revenir à Madagascar car la vie en France commence financièrement à être difficile mais différentes choses m’inquiètent. À Diego on trouve désormais tous les objets de grande consommation alors que la jeunesse, dépourvue d’emplois et de débouchés, ne peut y accéder. On suscite des envies sans donner les moyens de les satisfaire. Cela est dangereux. »

Asna Moussa est sensible, bien entendu, au manque d’infrastructures de santé. « Durant la maladie de ma maman qui nous a quittés le 9 octobre dernier nous avions dû tout faire parvenir depuis la France. C’est aussi un autre sujet d’inquiétude pour une installation définitive. »

Il n’aura pas fallu de longs séjours à Asna Moussa pour appréhender les principaux travers qui affectent le pays…

Texte et photo #RichardBohan

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