Arliva : Le direct du passé
6 août 2026 // Media & Add-0n // 1383 vues // Nc : 199

Chaque samedi à 9h30 sur la RTA, avec une rediffusion à 20h, Sabotsy Mifankahita — SBMK — ouvre une boîte à souvenirs. L'émission tend le micro à ceux qui ont écrit des pages de la culture malgache. Aux commandes, Arliva, bien connu du grand public pour ses talents de comédien radiophonique, ne cherche pas simplement à recevoir des invités — il dépoussière des histoires et rallume des souvenirs.

SBMK, c'est d'abord un rendez-vous avec le public — hebdomadaire, fidèle, ancré. Le format est simple mais efficace : un plateau, un invité, une conversation qui fouille dans la mémoire culturelle malgache. Musiciens, peintres, danseurs, acteurs du savoir-faire local — tous ceux qui ont contribué à écrire l'histoire artistique de l'île y trouvent leur place, dans une séquence baptisée Tafaradia. « Quand les gens me disent "ça, c'était notre époque", je sais que l'émission a trouvé sa place. Les artistes que nous recevons ont encore quelque chose à transmettre », confie Arliva. À l'écran, il partage l'animation avec Beby, et derrière eux, une équipe d'environ sept personnes — techniciens et collaborateurs — fait tourner la machine chaque semaine.

À l'origine, SBMK n'était pas une émission de télévision mais un rendez-vous radiophonique. Puis arrive 2020 et son lot de portes fermées. Pour garder le contact avec un public confiné, l'équipe tente un nouveau pari — passer du son à l'image. Le premier direct sur Facebook devait être un simple test.

Il devient le début d'une nouvelle aventure. L'émission débarque ensuite sur la RTA et trouve rapidement son public. Avec le temps, la formule s'est affinée. Les formats pouvant aller jusqu'à deux heures trente ont laissé place à une émission d'environ une heure, entrant directement dans le vif du sujet. « Les habitudes ont changé. Les gens peuvent décrocher très vite. Si le début n'accroche pas, ils passent à autre chose », explique Arliva.

Les grands directs Facebook ont cédé la place à des extraits courts, taillés pour les nouveaux usages numériques. Deux ou trois minutes bien choisies peuvent créer plus d'impact qu'une longue émission — le récent passage de Noely Kely en est la preuve. L'artiste, moins présent dans les médias depuis plusieurs années en raison de problèmes de vue, a provoqué une véritable vague d'émotion. Les commentaires se sont multipliés, rappelant qu'une voix peut rester gravée dans les mémoires même loin des projecteurs. Pour Arliva, la prochaine étape est déjà écrite — sortir du studio, entrer dans les coulisses, montrer les artistes avant leur entrée en scène, leurs silences et leurs petits rituels. Parce qu'avant les applaudissements, il y a toujours une histoire qui attend d'être racontée.

Lucas Rahajaniaina

Contact : 0340204571
Photos : Andry Randrianarisoa

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

Lire

26 août 2026

Golden Rose : La beauté à la turque charme Tana

La cosmétique turque a trouvé son ambassadrice à Madagascar. Golden Rose Style and Beauty vient de rouvrir dans un espace repensé, plus vaste et plus...

Edito
no comment - Tout feu, tout jeune

Lire le magazine

Tout feu, tout jeune

Le 12 août, on célèbre la Journée mondiale de la jeunesse. À Madagascar, cette journée a de quoi occuper un stade entier — les moins de 25 ans représentent plus de 60% de la population. Autrement dit, les jeunes ne sont pas l'avenir de Madagascar. Ils sont déjà le présent, et ils ont l'air pressés. Dans l'entrepreneuriat, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer, à créer, à risquer — souvent sans filet, souvent sans aide, mais toujours avec cette énergie un peu folle qui fait qu'on se demande s'ils dorment vraiment la nuit. En culture, les nouvelles sont encore meilleures. Aina Rasamoelina vient de décrocher le Prix RFI Instrumental Afrique. Miangaly Elia rafle le Prix Paritana 2026. Madagascar rayonne, et ce sont des mains jeunes qui tiennent la torche. Alors oui, on pourrait s'arrêter là, applaudir et rentrer chez soi satisfait. Mais ce serait passer à côté d'une chose essentielle. La fougue, ça brûle fort — et parfois, ça brûle vite. Une flamme sans direction peut éclairer autant qu'elle peut consumer. C'est là que les aînés entrent en scène — pas pour reprendre le gouvernail, mais pour montrer où sont les récifs. Les jeunes ont la force, les vieux ont l'expérience, comme on dit. Ce n'est pas un combat de générations — c'est une question d'équipage. Partagez vos réussites, mais aussi vos échecs. Surtout vos échecs, d'ailleurs — ils enseignent mieux que n'importe quel manuel. À Madagascar, la barque avance. Il faut juste s'assurer que tout le monde rame dans le même sens.

No comment Tv

Interview - L’Architecture du Goût - Août 2026 - NC 199

Découvrez L’Architecture du Goût, dans le no comment® NC 199 – août 2026.
À Antananarivo, deux univers créatifs se sont rencontrés autour d'une question simple : et si l'objet qui accompagne le repas transformait l'expérience même du goût ? L'Architecture du Goût, née de la collaboration entre le Studio ARRA et Kr.Atelier, propose une réponse aussi sensorielle que visuelle. Rencontre avec Ando Ramanantsoa et Kiady Ratovoson, les deux artistes qui redéfinissent l'art de la table.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir