Arifidy Rafalimanana : Ombre et réflexion
1 octobre 2015 - Portfolio commentaires   //   2031 Views   //   N°: 69

L’instant décisif. Arifidy Rafalimanana emprunte ce concept à sa référence ultime, le photographe français Henri Cartier Besson. Saisir le moment unique pour appuyer sur le déclencheur et capturer une image qui ne se reproduira pas deux fois. « Je dirais que c’est prendre une image à la volée mais qui reste réfléchie et amène à la réflexion. C’est pour cette raison que j’ai intitulé cette série de photos, Ombre et réflexion. Je n’aime pas les photos posées. »

Diplômé en optique et lunetterie, Arifidy Rafalimanana se passionne depuis toujours pour la photographie. « En optique, j’avais des cours sur la photographie, les techniques de base et la lumière. Je m’en suis servi pour approfondir mes connaissances sur le sujet. En 2007, j’ai eu la chance de faire des formations entre Singapour et Madagascar. » Conscient de ce que la photo peut véhiculer, Arifidy se concentre sur les richesses malgaches, notamment la biodiversité. « 85 % de nos espèces sont endémiques mais la plupart ont disparu. Les photographier, c’est donner la chance à tous de les découvrir. J’ai également créé l’association Tsik-Tsik qui oeuvre dans la protection de l’environnement. »
Après avoir séjourné dans les forêts, il a réalisé en 2011 une exposition intitulée Natiora Madagasikara au CGM à Analakely, qu’il a également présentée à Brocas- -Les-Forges dans le sud-ouest de la France. Cette année, il compte réaliser une autre exposition et prépare la sortie d’un livre sur la biodiversité malgache.

Courage
Il semble parfaitement à l’aise, mais tirer un véhicule toute la journée est un boulot particulièrement harassant. Je rends hommage à son courage.

Le saut.
L’Homme ne vole pas, il marche. Sauter lui permet cependant de passer un obstacle mais aussi de prendre goût à ce privilège d’un court instant de ne pas mettre les pieds sur terre… 

Je pense.
En voyant cette femme assise sur la borne kilométrique de la RN 2 pour contempler les voitures qui passent, j’en ai déduit qu’elle avait peut-être une envie de voyager. Car penser c’est exister, et voyager c’est vivre. 

Le jeu d’Arifenitra.
En jouant à la poursuite de son ombre, l’enfant ne peut qu’aller de l’avant, là où le soleil le guide. Ici, je me suis dit qu’il transportait deux plateaux de balance, chargés d’amour et de discipline.

Funambule.
Tout homme doit chercher son équilibre dans la vie afin de mieux atteindre ses objectifs. Ici, l’homme à vélo et son ombre, le clair et l’obscur représentent pour moi ce parfait équilibre. 

Arifidy Rafalimanana : 034 96 999 64

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