Andy Randriamiarisoa : Admirable homme des neiges ?
10 avril 2017 - Diaspora Hexagone commentaires   //   610 Views   //   N°: 87

Franco-Malgache né en France, Andy Randriamiarisoa a pour rêve et objectif de représenter Madagascar aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018 en ski alpin à Pyeong Chang. Un Malgache à la neige ? C’est nouveau ça !

Originaire de Madagascar de par ses parents, Andy est né en France mais retourne régulièrement sur la Grande Île pour y retrouver sa famille dont son père qui est resté pour y travailler. « La majeure partie de ma famille vivant à Madagascar, je garde un lien fort avec ma terre d’origine. C’est là où mes ancêtres ont construit l’histoire de notre famille. »

Sortant d’une école d’ingénieur, il a travaillé huit ans dans l’entreprise GDF Suez, pour laquelle il lui arrive encore quelquefois d’effectuer des missions. Mais aujourd’hui, c’est l’entraînement sportif qui prend le pas. Sa carrière de skieur commence réellement en août 2014 lorsqu’il fixe l’objectif « Malagaski », c’est-à-dire de se qualifier pour les Jeux Olympiques d’hiver de Pyeong Chang en 2018.

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Andy à pratiquer ce sport qui n’est pas, reconnaissons-le, ce qu’il y a de plus malgache ! « Je suis nageur de base, mais ce que j’ai découvert avec le ski, c’est la sensation de vitesse et de liberté. Ça remonte à mes premières classes de neige. » Depuis, il y a eu sa première course de Géant à Serre Chevalier où il dit avoir découvert l’« adrénaline du ski ». Ou encore sa dernière compétition à Courchevel où il a fini la saison complète (20014-2015). Et maintenant cet énorme challenge de qualifier Madagascar aux J.O. ! Sa participation au dernier championnat du monde de ski alpin le conforte dans sa détermination. auquel il a participé et en a tiré des leçons pour l’avenir. Son enjeu n’étant pas forcément d’atteindre une performance ou un classement mais surtout l’acquisition d’une expérience sans précédent. « Mon père était présent pour me soutenir, ainsi que ma mère, ma sœur et quelques amis proches qui partagent mon projet. C’est la première fois que j’avais un accompagnement « personnalisé » avec un staff pour m’aider à aborder les courses sereinement. C’est la première fois aussi fois aussi où j’ai vu des journalistes malgaches, français ou suisses s’intéresser à mon projet Malagaski. »

Pour l’heure, Andy continue à s’entraîner cinq jours sur six, en plus des compétitions qui se déroulent à un rythme quasi hebdomadaire. Un rythme intense mais qui sied à son mental de champion. « La force des grands sportifs est de réussir à aborder toutes les compétitions avec la même envie de réussir et de prendre du plaisir. » Du plaisir il en prend et compte en prendre de plus en plus jusqu’à Pyeong Chang. Effet boule de neige ?

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