Andy Rafiringa : « C’était un rêve d’enfant d’aller aux États-Unis »
29 novembre 2017 - Cultures commentaires   //   228 Views   //   N°: 94

Diplômé du prestigieux Berklee College of Music de Boston (États-Unis), Andy Rafiringa enregistre actuellement son premier EP à New York. Auteur compositeur élevé à l’école du jazz, ses créations sont résolument soul et toujours inspirées.

La musique, une histoire de famille ?
J’ai grandi dans une famille de mélomanes. Mon père est guitariste à ses heures, ma sœur est pianiste, guitariste et chanteuse. Quant à ma mère, elle n’est pas musicienne mais elle chante souvent des airs très inspirés et inspirants. A l’âge de 12 ans, je me souviens d’avoir voulu faire du saxophone mais l’instrument était très couteux. Le plus simple était de se mettre à la guitare puisqu’on en avait une à la maison. J’ai tout de suite adoré ça. Elle m’a permis d’apprendre vite et simplement des chansons que j’adorais et en découvrir beaucoup aussi. J’ai quitté Montpellier pour Paris et étudié le jazz et les musiques modernes.

Après Paris, Boston et New York…
C’était un rêve d’enfant de pouvoir aller aux États-Unis, ne serait-ce qu’un peu de temps pour pouvoir découvrir le terreau où ont fleuri mes idoles. A l’école où j’allais, je savais que j’aillais rencontrer des musiciens et professeurs phénoménaux. Berklee est un point de rendez-vous de musiciens, d’ingénieurs du son, de compositeurs. Un terrain propice pour les rencontres et apprendre énormément. Partir pour voir autre chose est aussi ultra-formateur, du coup la décision s’est faite très rapidement.

Tes influences ?
Pour l’avoir étudié pendant des années, le jazz fait partie de moi. Beaucoup de guitaristes comme George Benson, Kurt Rosenwinkel, Erroll Garner ou Oscar Peterson m’influencent. J’ai aussi un faible pour toutes ces musiques qui ont façonné mon adolescence : pop, rock, soul, Motown et la musique malgache. Certains grands artistes pour ne citer que Tété, Ben Harper, The Strokes, The Police, Matthieu Chedid ou Michael Jackson m’ont donné envie de faire de la musique. Le titre Vakoka d’Erick Manana est un souvenir d’enfance. Mon premier groupe du lycée Mad A Gaspard est aussi un très bon souvenir. En ce moment, je suis beaucoup dans le registre soul, j’écoute Daniel Caesar et Laura Mvula, deux artistes qui me tiennent à cœur.

Tes rencontres ?
J’ai participé à des projets quand j’étais à Boston avec Byron Manchest et Anna Tiani Sextet, des groupes qui mixent le jazz, la soul et la pop indépendante. A New York, j’ai eu l’occasion de jouer avec pas mal de formations différentes dont un collectif de hip hop d’une quinzaine de membres, l’Orchestra Holistic. Nous avons enregistré un album l’année dernière qui devrait voir le jour dans les prochains mois. Avec le groupe de world music, Blue Eden, nous projetons aussi d’enregistrer un second album l’année prochaine.

Et aujourd’hui ton projet perso ?
J’enregistre mon premier EP, un mélange de toutes mes influences, qui verra le jour d’ici la fin de l’année. Je travaille beaucoup sur l’inspiration du moment, la sonorité des mots me guide avant tout. J’en tire quelque chose, mes expériences personnelles, mes états d’âme. Pour moi, c’est la partie la plus difficile quand je compose, je pense beaucoup et longtemps pour des choses finalement très simples ou anodines. Mais ça fait partie du truc ! J’aimerai promouvoir cet EP à travers des concerts et pourquoi pas à Madagascar ?

Propos recueillis par #AinaZoRaberanto

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