Alex Ranarivelo : Un Malgache à Hollywood
11 juillet 2018 - Cultures commentaires   //   461 Views   //   N°: 102

Son nom ne vous parle peut-être pas mais il est apparu dans pas mal de génériques de films de sport auto-moto. Et aux côtés des plus grands noms comme Sharon Stone, Jane Seymour ou Tommy Flanagan. Alex Ranarivelo est un réalisateur malgache qui s’est fait sa place à Hollywood

Bien que longtemps pris pour un Italien en Californie (il faut décidément bien mal connaître sa géographie !), Alex Ranarivelo est un patronyme tout ce qu’il y a de plus malgache, et qui fait parler de lui à Hollywood. Son film Ride avec l’acteur rappeur Ludacris vient tout juste de gagner deux prix au Newport Beach Film Festival. Dans son CV étoffé par une dizaine de longs-métrages, Born to race est celui qui a fait décoller sa carrière en 2011. « C’est l’histoire de Danny Krueger, un incorrigible de la course automobile dans sa version la plus extrême. Ce grand passionné est déterminé à surmonter tous les obstacles pour enchaîner les performances de haut vol à bord de son bolide et frôler la mort. » Cette tête brûlée n’est autre que l’alter ego du réalisateur dans son adolescence. « Je suis un véritable mordu de voiture depuis mes 2 ans. J’ai fait beaucoup de courses de rue quand j’étais jeune. Après avoir regardé The Fast And Furious, j’ai voulu faire un film sur une course automobile mais très proche de la réalité. C’est de là que vient mon autre film The Last Race en 2002. »

Issu d’un arrière-grand-père malgache, Alex Ranarivelo est né en Charente-Maritime, en France, et déménage aux États-Unis à 6 ans. C’est là que l’aventure a commencé. « Je me souviens du jour où je me suis dit que je serai réalisateur. C’était en regardant Star Wars, j’avais 6 ans. J’étais fasciné par ce monde qui n’est pas le nôtre mais qui me paraissait tellement réel. » Après le lycée, il passe trois ans au Center College of Design en Californie en 1998. « Après l’école de cinéma, cela m’a pris neuf ans pour avoir mon premier boulot de réalisateur d’un long-métrage. Travailler à Hollywood paraît peut-être fascinant mais c’est un milieu très dur. Il ne faut jamais s’arrêter de travailler et compter au moins soixante heures par semaine, des fois, sans vacances pendant des années. »

Ses efforts ne sont pas vains et il gagne en 2010 le grand prix de la Slamdance Writing Competition. Parmi ses films les plus connus, American Wrestler a été primé dans une dizaine de festivals à travers les États-Unis en 2016. « C’est un de mes films les plus sérieux, mon préféré qui plus est ! Il raconte l’histoire des immigrants qui viennent aux États-Unis, tout ce qu’ils veulent, c’est s’intégrer et vivre en paix. » Morale pour les temps présents ? En tout cas, les sensations fortes sont toujours au rendez-vous dans ses films. Dirt, un film sur le rallye américain est prévu sortir ce mois de juin sur Netflix. Une course de plus sur un palmarès filmographique déjà bien fourni.

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